Les autorités confirment l’arrestation de deux journalistes allemands

13 10 2010

Article publié le 12 octobre par le Monde suite à l’arrestation de deux journalistes allemands et du fils et de l’avocat de Sakineh :

Les autorités iraniennes ont annoncé, lundi 11 octobre, l’arrestation de « deux étrangers entrés dans le pays comme touristes » et qui « ont posé des questions au fils de Sakineh Mohammadi Ashtiani », selon les termes employés par le procureur général de l’Iran, Gholam-Hossein Mohseni-Ejei, cité par l’agence de presse ISNA.

Mardi matin, la chancelière Angela Merkel, en visite en Roumanie, a implicitement confirmé la nationalité allemande de ces deux personnes en exprimant son « grand intérêt pour la libération de deux ressortissants » arrêtés en Iran, sans toutefois confirmer leur qualité de journaliste.

« LA GOUTTE QUI A FAIT DÉBORDER LE VASE »

Sakineh Mohammadi Ashtiani, mère de famille de 43 ans, a été condamnée à mort en 2006 pour « participation » au meurtre de son mari , et à la lapidation pour « adultère » par un autre tribunal. La permière sentence a été convertie en 2007 en peine de prison et la lapidation a été suspendue cet été à la suite d’une mobilisation internationale. Le fils de Sakineh Mohammadi Ashtiani, Sajjad, âgé de 22 ans, a multiplié interviews et appels auprès de médias et de gouvernements étrangers en faveur de sa mère.

Le Comité international contre la lapidation, une organisation non gouvernementale, avait dit craindre, sur son site Internet, que deux journalistes allemands, un reporter et un photographe, aient été arrêtés dimanche avec le fils de MmeMohammadi Ashtiani et son avocat lors d’une descente de police dans le cabinet de l’avocat. La porte-parole du Comité, basé en Allemagne, Mina Ahadi, avait fait état à l’AFP de l’arrestation probable de deux journalistes allemands. Elle n’avait pas nommé le « journal allemand » pour lequel ils travaillent « pour des raisons de sécurité ». L’Association des journalistes allemands (DJV) a appelé à la libération immédiate des deux hommes, sans les nommer.

D’autre part, le quotidien espagnol El Pais a annoncé, lundi, que sa correspondante en Iran, Angeles Espinosa, en poste depuis cinq ans, a reçu l’ordre des autorités iraniennes de quitter le pays d’ici le 24 octobre. La journaliste avait été arrêtée à Qom, en juillet, après avoir interviewé Ahmad Montazeri, fils du grand ayatollah dissident mort en 2009. Depuis lors, le régime iranien lui avait retiré sa carte de presse.

« Personne ne m’a rien expliqué », témoigne Mme Espinosa dans El Pais. « Via des tiers, ils m’ont fait savoir que l’entretien avec M. Montazeri, qui critiquait le guide suprême, a été la goutte qui a fait déborder le vase, mais qu’ils étaient déjà très fâchés de mon travail depuis les dernières élections et la campagne d’El Pais en défense de Sakineh. »

Service International (avec AFP et Reuters)


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