Plénum du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran

28 11 2010

Les 27 et 28 novembre s’est tenu un plénum du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran. Le plénum s’est félicité du succès de la campagne pour la libération de Sakineh, tant à l’étranger qu’en Iran. La propagande du régime qui a « dénoncé » Mina Ahadi, membre du PCOI, comme « communiste » a montré, en Iran même, que les communistes sont aux premiers rangs de la lutte contre la République Islamique, son apartheid sexiste et ses atrocités comme la lapidation. Cette propagande du régime contre une de nos camarades a finalement eu l’effet inverse puisqu’il a mis en avant le PCOI comme un des principaux ennemis du régime islamiste d’Iran. A cause des pressions venant de la campagne pour la libération de Sakineh, le régime a lui-même fait connaître dans des millions de foyers en Iran une militante communiste comme une des ennemies les plus résolues du régime d’oppression.

Le PCOI a abordé la situation actuelle en Iran, où, si les manifestations de masse de 2009 sont terminée nous sommes loin d’une situation comme celle du Chili de Pinochet où la population serait défaite par une dictature militaire. Il y a certes une pause, mais nous n’assistons pas à la fin, bien au contraire, du mouvement révolutionnaire en Iran. La population en général et la classe ouvrière en particulier attendent de nouvelles opportunités pour descendre dans les rues et affronter le régime. Le soulèvement de 2009 a démontré, dans les faits, que la société iranienne n’a rien à voir avec le régime qui l’opprime, en particulier sa jeunesse et les femmes qui ont été aux premiers rangs dans la lutte contre la République Islamique et qui restent prêts pour les luttes à venir. Dans un exposé, le camarade Hamid Taqvaee a rappelé que le marxisme n’était pas une idéologie pour convaincus, mais un outil pour transformer la société. Il a rappelé que le communisme était justement selon Marx le mouvement réel qui abolit l’ordre des choses existant et que le rôle des communistes est bien d’organiser ce mouvement réel qui existe indépendamment des partis et des organisations dans la lutte quotidienne des travailleuses et des travailleurs contre la bourgeoisie, pour lui permettre de vaincre et de mettre en avant son alternative face à l’oppression. On vient au communisme d’abord par révolte contre le monde tel qu’il est et parce que le marxisme permet de trouver le moyen d’en finir avec l’oppression et non par idéologie. Qu’importe finalement l’idéologie du travailleur qui se met en grève, même s’il prie cinq fois par jour, par son action contre la bourgeoisie, il participe déjà au mouvement de sa classe pour le communisme. La discussion a ainsi mis en avant la nécessité pour le Parti de s’adresser à la société et de la mobiliser face à la bourgeoisie. Et dans les protestations de rues comme celles de 2009 et celles à venir, les communistes ont un grand rôle à jouer, puisque c’est bien les manifestations pour la liberté et l’égalité, les protestations dans la rue, qui sont le milieu le plus favorable aux communistes. Le Parti ne doit ainsi pas être l’organisation pour les périodes de paix sociale où l’on organise des campagnes, mais aussi et surtout l’organisation des périodes d’agitations et de révolution. Si un vieux mot d’ordre du mouvement ouvrier dit « agitation, éducation, organisation », il faut pouvoir le remettre en cause. Le travailleur qui se met en grève n’a pas besoin d’agitation pour savoir que son salaire n’est pas suffisant pour vivre, et la première tâche des communistes est justement d’abord d’organiser ce mouvement réel, qui existe e, Iran comme ailleurs, face à la bourgeoisie, de faire de chaque lutte un terrain pour préparer la lutte à venir jusqu’au renversement de la République Islamique et de la bourgeoisie.

Le camarade Pascal est intervenu pour montrer, sur la base de l’expérience des grèves récentes en France et de la situation de plus en plus dramatique pour la classe ouvrière d’Europe, que le communisme-ouvrier n’est pas seulement une alternative pour l’Iran, l’Irak ou le Moyen-Orient, mais pour tous les opprimé(e)s et exploité(e)s du monde face à un système capitaliste qui n’a aucune réponse à sa crise. Face au faux « communisme » de l’URSS, de la Chine, ou à celui qui n’est que la gauche de la social-démocratie ou du nationalisme de gauche, le communisme-ouvrier, le communisme de la classe ouvrière, est d’une brûlante actualité pour tous les opprimés et tous les exploités du monde, y compris en Europe.

Le plénum a également permis de discuter des campagnes à venir, comme celle pour la libération de tous les prisonniers politiques.


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