Sakineh passe aux aveux à la télévision, les ONG crient à la mascarade

11 12 2010

20 minutes, 11 décembre 2010 :

C’est la quatrième fois que Sakineh Mohammedi Ashtiani passe à la télévision pour une confession. Son avocat et son fils ont toujours répété par le passé que les aveux étaient extorqués via la torture et la coercition.

Dans une émission diffusée vendredi soir sur la télévision d’Etat et filmée à son domicile, elle a décrit comment elle avait drogué son mari pour le rendre inconscient avant que son amant ne l’électrocute. Elle a montré ‘sur un acteur jouant son mari’ comment son amant avait placé un câble autour de sa cheville et de sa taille. «Au bout du 7e essai, mon mari ne bougeait plus. Il était mort», a-t-elle dit.

«Mascarade»

«Une telle reconstitution est un acte de théâtre mélodramatique pour tenter de convaincre la communauté internationale qu’elle est coupable», a dénoncé le directeur de l’ONG International Campaign for Human Rights. Le Comité international contre la lapidation a pour sa part dénoncé «une mascarade, du théâtre qui n’a aucune valeur».

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Vague d’arrestations suite au mouvement étudiant du 7 décembre

11 12 2010

HNS-Infos, 10 décembre :

Selon des rapports parvenus d’Iran et via des nouvelles lancées sur des plateformes twitters, lors de la manifestation qui a eu lieu à l’université de Yassoudj le 7 décembre qui a déclenché des affrontements violents avec les agents des forces répressive et des milices du services de renseignement universitaires, connue sous le nom de Harassat, ont, du 5 au 7 décembre arrêté au moins une dizaine d’étudiants.

Selon d’autres témoignages qui auraient été recueillis auprès des étudiants et des habitant de Yassoudj, des agents du régime auraient volontairement incendié une partie de la cité universitaire, principalement le dortoir des filles, pour accuser les étudiants. Cette version a bien sûr été reprise aujourd’hui sur toutes les officines de propagande des médias de la dictature.

Suite à la grande manifestation à l’université libre de Qazvine, on déplore au moins cinq arrestations, dont trois filles. Leurs camarades n’ont toujours aucune nouvelle.

A l’université libre de Najaf-Abad, dans la région d’Ispahan, les étudiants ont crié « Mort au dictateur ». A peine ont-ils essayé de partir en manif sauvage, qu’ils ont été aussitôt victime de violences commises par les Bassidj’is et des agents des forces répressives. Malgré la présence de ceux-ci, l’université a entièrement été recouverte de graffitis contre le régime.

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