Vague d’arrestations suite au mouvement étudiant du 7 décembre

11 12 2010

HNS-Infos, 10 décembre :

Selon des rapports parvenus d’Iran et via des nouvelles lancées sur des plateformes twitters, lors de la manifestation qui a eu lieu à l’université de Yassoudj le 7 décembre qui a déclenché des affrontements violents avec les agents des forces répressive et des milices du services de renseignement universitaires, connue sous le nom de Harassat, ont, du 5 au 7 décembre arrêté au moins une dizaine d’étudiants.

Selon d’autres témoignages qui auraient été recueillis auprès des étudiants et des habitant de Yassoudj, des agents du régime auraient volontairement incendié une partie de la cité universitaire, principalement le dortoir des filles, pour accuser les étudiants. Cette version a bien sûr été reprise aujourd’hui sur toutes les officines de propagande des médias de la dictature.

Suite à la grande manifestation à l’université libre de Qazvine, on déplore au moins cinq arrestations, dont trois filles. Leurs camarades n’ont toujours aucune nouvelle.

A l’université libre de Najaf-Abad, dans la région d’Ispahan, les étudiants ont crié « Mort au dictateur ». A peine ont-ils essayé de partir en manif sauvage, qu’ils ont été aussitôt victime de violences commises par les Bassidj’is et des agents des forces répressives. Malgré la présence de ceux-ci, l’université a entièrement été recouverte de graffitis contre le régime.

Une manif sauvage qui a commencé dans les halls de l’université de Falavarjan, près d’Ispahan, a déclenché des affrontements avec les Bassidj’is et les vigiles ; on déplore deux arrestations.

A Tabriz, dans les facultés de Sahand et de Payam-e-Nour, les étudiants ont débrayé et déserté les cours pour manifester.

Le 6 décembre, la veille déjà, les étudiants de Sahand avaient déjà perturbé une cérémonie officielle du régime et des autorités universitaires aux cris de « Les étudiants préfèrent la mort à l’humiliation » et en chantant « Mon camarade de classe » la chanson révolutionnaire de 1979. On a appris ensuite que plusieurs d’entre eux avaient été arrêtés.

A Kermanshah, au nord de l’Iran, les étudiants de la faculté Zari ont interrompu le discours de Safar Harrandi, un des sbires criminel du régime, et ont crié « Mort au Dictateur ».

Au même moment, malgré les risques encourus, des habitants-es de la population locale se sont aussi recueillis dignement dans une cérémonie très émouvante sur la tombe de Kianouch Assa, un jeune militant du mouvement étudiant de l’université Elm O Sanat assassiné par les forces de répression en juin 2009 à Téhéran.

Dans plusieurs établissements universitaires d’Ispahan, de Chahr-e-Rey, Machad et Firouz-Kouh, Hamedan, Zahedan, Kerman et Chiraz, des rassemblements et des départs en manif sauvage ont été organisés pour marquer la Journée des Etudiants du 7 décembre 2010.

A Ispahan, des témoignages parus sur des sites de défense des droits humains en Iran nous signalent qu’il y a eu beaucoup d’arrestations quelques heures après les protestations.

De nouvelles envoyées de Machad, nous indiquent que trois étudiants de l’université Ferdossi ont été arrêtés quand le cortège a démarré devant la porte de l’université. Ces arrestation ont eu lieu quand les forces répressives du régime ont commencé à charger, leurs camarades sont toujours sans nouvelles de leurs amis.

Il est très dur actuellement de recevoir des nouvelles, le régime ayant considérablement réduit les débits de l’Internet iranien, mais aussi parce que les Bassidj’is surveillent de très près les cyber cafés.

On n’est pas sûr des suites qu’aura le mouvement étudiant dans les jours à venir ; ont sait cependant que les jeunes et les étudiants ne comptent pas en rester là ; ces manifestations, même si elles ont eu du mal à s’organiser à cause du climat de peur qui règne suite aux répressions de l’année 2009 ont à nouveau effrayé le régime qui ne s’attendait pas à ce qu’elles éclatent aux quatre coins du pays vu le dispositif policier mis en place. Elles sont à analyser comme une répétition de prochaines protestations à venir, le régime craignant maintenant de nouvelles protestations qui s’annonceront de toute manière, à l’approche des fêtes de l’achoura qui ont traditionnellement lieu vers le 27 décembre. Les iraniens n’ont pas oublié les assassinats de manifestants du 27 décembre 2009 qui avaient fait environ une vingtaine de victimes pour la seule ville de Téhéran.

Contact soliran Paris : nomore@riseup.net

Voir aussi à propos du 16 Azar :


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