La police allemande protège l’ambassade des assassins

12 12 2010

Berlin, 10 décembre : Manifestation devant l’Ambassade de la République Islamique d’Iran contre les exécutions à l’occasion de la « journée mondiale des droits humains ». Alors que les manifestant(e)s crient « A bas la République Islamique », ils sont réprimés par la police allemande, et on entend parmi les slogans, en farsi cette fois, « à bas la République Islamique », mais aussi « La police allemande protège les fascistes » (en allemand).

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Barbarie du régime : condamné à avoir les yeux brûlés

12 12 2010

Dépêche AFP, 11 décembre 2010 :

La cour suprême iranienne a condamné un homme reconnu coupable d’avoir fait perdre la vue au mari de sa maîtresse, à avoir les yeux brûlés à l’acide, en application de la loi du talion, a rapporté aujourd’hui un journal officiel iranien.

Selon le journal Iran, Mojtaba, 25 ans, a jeté de l’acide sur Alireza, 25 ans et chauffeur de taxi dans la ville sainte de Qom (centre), après « une relation illicite » avec l’épouse de ce dernier, Mojedh, également âgée de 25 ans.

La cour suprême a confirmé la peine prononcée par un tribunal, soit une condamnation à la cécité par acide, en conformité avec la loi islamique (charia) qui autorise la loi du Talion pour les crimes violents.

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Amnesty International dénonce les « aveux » télévisés de Sakineh

12 12 2010

Communiqué d’Amnesty International, 10 décembre 2010 :

Amnesty International condamne vendredi 10 décembre les informations selon lesquelles la chaîne de télévision Press TV, contrôlée par l’État iranien, a prévu de diffuser ce soir de nouveaux « aveux » d’une femme iranienne qui risque d’être exécutée par lapidation ou pendaison.

« S’il s’avère exact que l’émission programmée le 10 décembre présente de nouveaux  » aveux  » télévisés de Sakineh Mohammadi Ashtiani, il importe de ne pas sous-estimer ses possibles conséquences sur cette affaire, a indiqué Philip Luther, directeur adjoint du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

« Si les autorités cherchent à utiliser ces  » aveux  » en vue de forger un nouveau dossier contre elle, pour un crime pour lequel elle a déjà été jugée et condamnée, nous dénoncerons cette manœuvre dans les termes les plus vifs. »

Sakineh Mohammadi Ashtiani a été condamnée à une peine de 10 ans d’emprisonnement en 2006 pour le meurtre de son époux. D’après son avocat, sa peine a par la suite été réduite à cinq ans pour « complicité » de meurtre.

Sakineh Mohammadi Ashtiani a également été condamnée à être exécutée par lapidation pour « adultère en étant mariée ». Elle est incarcérée à la prison de Tabriz, dans la province de l’Azerbaïdjan oriental, dans l’attente des conclusions de la révision judiciaire de cette condamnation.

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16 mois de prison pour le président de l’Association des journalistes

12 12 2010

Dépêche AFP, 12 décembre :

Le président de l’Association des journalistes iraniens, Mashallah Shamsolvaezin, a annoncé dimanche à l’AFP qu’il avait été condamné à 16 mois de prison pour avoir « sapé le régime » islamique et « insulté » le président Mahmoud Ahmadinejad.

Personnalité connue dans le monde de la presse, M. Shamsolvaezin a dirigé plusieurs journaux réformateurs fermés par le pouvoir entre 1998 et 2000, et a été emprisonnés à plusieurs reprises, notamment lors de la répression du mouvement de protestation contre la réélection contestée du président Ahmadinejad en juin 2009.

« J’ai été condamné à un an de prison sous l’accusation d’avoir sapé le régime en donnant des interviews à des télévisions et des agences de presse étrangères », a-t-il expliqué.

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Sakineh victime des conflits entre Téhéran et les provinces iraniennes

12 12 2010

Le Monde, 11 décembre 2010 :

Fariba Adelkhah, anthropologue et spécialiste de l’Iran au Centre d’études et de recherches internationales (CERI – Sciences Po), estime que le cas de Sakineh Mohammadi Ashtiani, condamnée à mort pour adultère et complicité d’assassinat de son mari, illustre les relations complexes en Iran entre le pouvoir central et les provinces « autonomistes ».

Qu’en est-il aujourd’hui de la procédure judiciaire concernant Sakineh Mohammadi Ashtiani ?

Fariba Adelkhah : La procédure judiciaire relève d’un tribunal de première instance de la province d’Azerbaïdjan de l’Est [dans le nord-ouest de l’Iran], la décision a donc été prise de manière autonome par rapport à Téhéran. La position du pouvoir central n’a pas été respectée car selon la demande du ministre de la justice iranienne, depuis 2007, toute peine de lapidation doit être commuée en peine de pendaison. Et cela dans un pays où la peine de mort existe, ce que naturellement je déplore.

Cette affaire nous apprend donc que Téhéran ne peut pas toujours imposer son autorité et ses vues sur les décisions prises dans les provinces.

Dans certaines provinces, notamment les provinces frontalières, la loi locale, la loi familiale et la loi tribale priment sur la loi de la République. Et d’autant plus ici, où le meurtre du mari de Sakineh est doublé d’une histoire familiale : le mari assassiné et l’amant présumé sont cousins. Il ne faut pas sous-estimer la part de la vendetta dans cette affaire.

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