16 mois de prison pour le président de l’Association des journalistes

12 12 2010

Dépêche AFP, 12 décembre :

Le président de l’Association des journalistes iraniens, Mashallah Shamsolvaezin, a annoncé dimanche à l’AFP qu’il avait été condamné à 16 mois de prison pour avoir « sapé le régime » islamique et « insulté » le président Mahmoud Ahmadinejad.

Personnalité connue dans le monde de la presse, M. Shamsolvaezin a dirigé plusieurs journaux réformateurs fermés par le pouvoir entre 1998 et 2000, et a été emprisonnés à plusieurs reprises, notamment lors de la répression du mouvement de protestation contre la réélection contestée du président Ahmadinejad en juin 2009.

« J’ai été condamné à un an de prison sous l’accusation d’avoir sapé le régime en donnant des interviews à des télévisions et des agences de presse étrangères », a-t-il expliqué.

« J’ai aussi été condamné à quatre mois de prison pour avoir traité M. Ahmadinejad de « mégalomane » dans une interview en arabe à (la chaîne de Dubaï) Al-Arabyia, ce que les juges ont interprété à tort comme « fou », et donc insultant pour le président », a-t-il précisé.

Parmi les accusations mentionnées dans le verdict figure celle d’avoir « défendu » dans un article d’analyse Mme Nazak Afshar, employée de l’ambassade de France à Téhéran arrêtée après la réélection de M. Ahmadinejad.

Mme Afshar avait comparu aux côtés de la jeune Française Clotilde Reiss lors d’une audience télévisée du tribunal révolutionnaire de Téhéran censée montrer les liens que le pouvoir affirme exister entre l’opposition réformatrice et les « ennemis » de l’Iran. Elle est depuis réfugiée en France.

M. Shamsolvaezin a 20 jours pour faire appel.

De très nombreux journalistes proches de l’opposition ainsi que des responsables réformateurs, des étudiants et des militants des droits de l’Homme ont été arrêtés lors de la répression des vastes mouvements de protestation ayant secoué l’Iran pendant plusieurs mois après la réélection de M. Ahmadinejad, jugée entachée de fraudes massives.

Nombre d’entre eux ont été condamnés à des peines de prison sévères. Une quarantaine de journalistes sont actuellement détenus en Iran, qui est avec la Chine le pays emprisonnant le plus de journalistes, selon le Comité international de protection des journalistes (CPJ) dont le siège est à New-York.


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