Condamnation de Jafar Panahi : Communiqué du NPA

22 12 2010

Nouveau Parti Anticapitaliste, 21 décembre :

Jafar Panahi, cinéaste iranien auteur de plusieurs films récompensés dans les festivals internationaux, vient d’être condamné à 6 ans de prison et à 20 ans d’interdiction de faire des films, de quitter le pays et de donner des interviews.

Son « crime » : avoir fait un film sans autorisation et encouragé des manifestations. Il faut comprendre par là que le gouvernement iranien veut lui faire payer son soutien aux mobilisations importantes qui ont secoué la République Islamique suite à la réélection frauduleuse de Mahomoud Ahmadinejad.

Le pouvoir iranien actuellement en place veut réduire Jafar Panahi au silence et détruire le cinéaste. Ce procédé n’est pas sans rappeler la période du maccarthysme aux Etats-Unis.

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80 coups de fouet pour avoir consommé de l’alcool

22 12 2010

Ouest France, 22 décembre 2010 :

Un Iranien a été fouetté en public dans la province du Khouzestan (sud-ouest) après avoir été reconnu coupable de consommation d’alcool, a rapporté mercredi l’agence Isna.

La peine, 80 coups de fouet, a été appliquée samedi sur une place de la ville de Ramshir, selon l’agence, qui ne donne pas l’identité du condamné.

La possession et la consommation de boissons alcoolisées sont interdites dans la République islamique d’Iran. Outre la flagellation, la consommation d’alcool est passible de lourdes amendes et de peines de prison.





Les femmes n’ont (presque) plus peur de divorcer

22 12 2010

Courrier International, 22 décembre 2010 :

Bravant la tradition et le régime, les Iraniens divorcent de plus en plus. Et ce sont surtout les femmes qui cherchent à s’affranchir d’une institution qu’elles ne supportent plus, constate The New York Times.

La transformation du paysage social iranien inquiète les autorités. La traditionnelle Journée du mariage a ainsi été rebaptisée cette année Journée sans divorce, et le ministre de la Justice a déclaré que plus aucune autorisation de divorce ne serait délivrée.

L’anxiété du pouvoir est compréhensible : les divorces ont explosé en Iran. Un mariage sur sept finit par un divorce dans l’ensemble du pays, et le ratio est de 1 sur 3,76 à Téhéran. Le plus surprenant est la volonté croissante des Iraniennes de mettre fin à des unions indésirables. Dans un pays musulman conservateur tel que l’Iran, où le divorce est fortement découragé, cette tendance est spectaculaire.

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