Protestations contre la suppression des subventions

23 12 2010

Dans un communiqué daté du 22 décembre et publié par Rowzane, le Parti Communiste-Ouvrier d’Iran (PCOI) publie des informations sur les protestations dans plusieurs villes d’Iran contre la suppression des subventions et la hausse des prix de l’essence. Selon ce communiqué, dès la suppression des subventions des protestations et la colère se sont développées dans tout le pays. Si les forces de répression ont été renforcées dans tout le pays, le communiqué note que plusieurs villes, comme par exemple Téhéran, Ispahan, Hamedan, Qom et Bandar Abbas ont été touchées par des grèves et des protestations pour demander la baisse des prix de l’essence et le retrait de la suppression des subventions. La hausse des prix de l’essence a en effet entrainé des hausses des prix d’autres produits de premières nécessités comme par exemple celui du pain, entrainant la colère des gens à l’encontre du régime.

Parmi les protestations de ces derniers jours, le PCOI note par exemple :

Sari et Neka (Province de Mazandaran, au nord) : Selon un correspondant du parti, les conducteurs de taxi se sont mis en grève à Sari. Les conducteurs de taxi ont manifesté et on été dispersés par les forces de sécurité. A Neka, les conducteurs de taxi se sont mis en grève pendant six heures.

Téhéran : Un conducteur de camion rapporte que plusieurs conducteurs se sont retrouvés pour parler de grève. La police en civil est venue pour noter les numéros des plaques d’immatriculation et les routiers ont dû se séparer. Selon les rapports de plusieurs routiers le gouvernement leur a rapidement livré plusieurs centaines de litres de fioul pour éviter la grève.

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Communiqué d’Amnesty International à propos ans des exécutions au Sistan-o-Balouchestan

23 12 2010

Communiqué d’Amnesty International à propos ans des exécutions au Sistan-o-Balouchestan, HNS-Infos, 23 décembre 2010 :

Amnesty International a condamné l’exécution, qui s’est déroulée en Iran lundi 20 décembre dans la matinée, de 11 hommes accusés d’avoir joué un rôle dans l’attentat à l’explosif qui a tué plus de 39 personnes – pour beaucoup des fidèles rassemblés à la mosquée – mercredi 15 décembre à Chabahar.

Selon l’agence de presse iranienne Fars, les 11 hommes pendus à la prison de Zahedan entretenaient des liens avec le Mouvement iranien de résistance des peuples, aussi appelé Joundallah (Soldats de Dieu), qui a revendiqué l’attaque du 15 décembre à Chabahar, dans le sud-est de l’Iran, où vit la minorité baloutche.

« L’attentat de la semaine dernière est un acte atroce et nous le condamnons fermement, mais nous condamnons de la même façon ces exécutions qui ont toutes les apparences d’un acte de représailles, et non pas de la justice », a déclaré Malcolm Smart, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

Aucun renseignement concernant les charges retenues, si tant est qu’il y en ait, n’a été rendu public par les autorités pour six des hommes condamnés, ni aucun détail relatif aux procès des 11 hommes – procès qui se sont certainement déroulés devant des tribunaux révolutionnaires, qui sont notoirement iniques.

Quatre des 11 hommes auraient été reconnus coupables de mohareb (inimitié à l’égard de Dieu) pour prise d’armes contre l’État, enlèvement et autres infractions.

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