« Khezri ne pourra plus voir sa famille »

9 01 2011

Mediapart, 9 janvier 2011 :

Les responsables iraniens de la prison centrale d’Orumiyeh ont déclaré que Hossein Khezri, militant politique kurde condamné à mort, ne pourra plus voir sa famille, selon son frère. Quatre prisonniers politiques kurdes observent une grève de la faim depuis 3 janvier pour protester contre le transfert de Khezri de la prison centrale d’Orumiyeh vers un lieu inconnu.

Le prisonnier politique Hossein Khezri a pu contacter le 5 janvier son frère à la prison central d’Orumiyeh, au Kurdistan iranien, suite aux protestations. Il avait été transféré le 2 janvier de la prison d’Orumiyeh vers un lieu inconnu, ce qui laissait craindre que son exécution ne soit imminente.

« COMME SI C’ETAIT NOTRE DERNIERE RENCONTRE… « 

Aucune nouvelle de Khezri n’est parvenue à sa famille depuis le dernier contact. « Comme si c’était notre dernière rencontre. Les employés de la prison nous disaient souvent que Hossein sera transféré vers un lieu inconnu et que nous le verrons plus  » a déclaré un frère de Khezri, cité par l’agence kurde Firat News.

Les mêmes propos ont été tenus par les responsables de la prison, selon la famille de Khezri qui dit ne pas avoir de nouvelles du lui depuis le 5 janvier. Sa famille craint pour un possible transfert vers une prison de Téhéran.

Hossein Khezri a été arrêté à Kermanshah, au Kurdistan iranien, en 2008 et maintenu en détention dans des locaux appartenant au ministère du Renseignement et aux pasdaran (gardiens de la révolution) avant d’être condamné à mort par le tribunal révolutionnaire d’Orumiyeh, lors d’un procès de 5 minute pour mohareb (« inimitié à l’égard de Dieu »). Accusé d’appartenance au PJAK, Parti pour une vie libre au Kurdistan, sa peine a été confirmée en août 2009 ou à peu près à cette période. Il a déclaré avoir été torturé et a réclamé une enquête mais sa demande a été rejetée en mars 2010.

GREVE DE LA FAIM POUR KHEZRI

Les quatres prisonniers politiques kurdes, Habibollah Gulperipur, Ali Ahmad Sulaiman, Hossein Mirzai et Ahmad Temoui, en grève de la faim depuis 3 janvier, sont eux-mêmes sous la pression du régime iranien. Tout contact avec les autres prisonniers a été interdit depuis vendredi 7 janvier et ils ont été conduits dans les locaux du Vevak, le service de renseignement iranien.

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