« Nous ne voulons plus de cette vie sans lendemain ! »

14 01 2011

Tract de l’Initiative Communiste-Ouvrière (groupe auquel participe des militants en exil du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran), 13 janvier 2011 :


En Algérie, en Tunisie et ailleurs :
« Nous ne voulons plus de cette vie sans lendemain ! »

En Tunisie, le suicide, par immolation par le feu, d’un jeune chômeur à Sidi Bouzid, région particulièrement touchée par le chômage et la misère, a provoqué la juste colère de toute la population pauvre de cette région puis de tout le pays. Partout en Tunisie, la colère s’exprime dans les rues, colère à la fois contre la misère, le chômage et la pauvreté et contre la dictature de Ben Ali et de son régime. Face à la révolte de la population, le régime répond par la répression, les arrestations arbitraires, et en faisant tiré sur la foule, causant déjà plusieurs dizaines de morts.

En Algérie, c’est la hausse des prix des produits alimentaires et de premières nécessités qui, dans ce pays riche grâce au pétrole mais où la population vit dans la misère et le chômage, a lancé une vague de révolte, dans tous les quartiers pauvres du pays. Que ce soit à Alger, Oran, Tizi Ouzou, M’sila ou ailleurs, les jeunes chômeurs et ouvriers affrontent les forces de répression. Et comme en Tunisie, c’est avec les balles et des morts que les flics répondent à l’aspiration de la population à une vie meilleure.

Cette révolte touche déjà les autres pays d’Afrique du Nord. Au Maroc, la monarchie interdit les manifestations de soutien à la lutte du peuple tunisien, en Libye, Kadhafi annonce fébrilement la suppression des taxes sur les produits de première nécessité, après avoir fait emprisonné les militants d’opposition.

Par la bouche de Michèle Alliot-Marie, la réaction officielle du gouvernement français à la révolte en Tunisie consiste à proposer « le savoir-faire de la police française » à la police tunisienne qui tire sur la foule. On voit là toute l’hypocrisie des discours de l’Etat français sur la « démocratie » et les « droits de l’homme », la solidarité de l’Etat français va à la dictature de Ben Ali et à ses forces de répression contre la population. Il faut dire que lorsque les ouvriers des raffineries étaient en grève, c’est ce même gouvernement qui ordonnait la réquisition des ouvriers et menaçait les grévistes de peines de prison ferme pour imposer la reprise du travail. Encore une fois, le voile « démocratique » de l’Etat français se déchire et montre que, quelque soit sa forme ou son idéologie, l’Etat bourgeois est toujours cet instrument au service des riches et des capitalistes pour réprimer et opprimer la classe ouvrière et au-delà toute la population.

Si l’Etat français affirme son soutien aux tueurs en uniforme du régime de Ben Ali, nous, travailleuses et travailleurs de France, apportons toute notre solidarité à nos soeurs et à nos frères de classe d’Algérie et de Tunisie. Les révoltes prolétaires de Tunisie et d’Algérie nous concernent et nous touchent directement, non seulement parce que nous sommes nombreux, dans les usines, les chantiers ou les bureaux de France, à avoir de la famille, des ami(e)s et des proches au Maghreb, mais aussi et surtout parce que les cris de révolte et la soif de justice et de liberté des travailleurs et des travailleuses d’Algérie et de Tunisie, sont nos cris et notre soif, à nous les exploité(e)s et les opprimé(e)s du monde entier.

« De cette vie sans lendemain, nous n’en pouvons plus. Nous n’en voulons plus » criait récemment un jeune émeutier du quartier de Bab-El-Oued (Alger). Ce cri n’est en rien spécifique à l’Algérie ou au Maghreb, c’est le cri du coeur de tous les travailleurs et de toutes les travailleuses du monde, le cri de tous les prolétaires de la planète, le cri des révoltes de ce début 2011 en Afrique du Nord et qui résonne depuis les manifestations insurrectionnelles de 2009 en Iran jusqu’aux grèves en France ou en Europe. Oui, nous n’en pouvons plus et nous n’en voulons plus de cette vie faite de chômage, de licenciements, de conditions de travail toujours plus dures et de salaires qui permettent de moins en moins de vivre décemment ! De cette vie là, où que l’on survive sur cette terre, nous n’en voulons plus, nous voulons une vie meilleure, profiter des richesses que nous produisons et qu’une poignée de bourgeois s’accapare, nous voulons la liberté et l’égalité, ce qui aujourd’hui signifie balayer le système capitaliste et construire un monde nouveau, un monde meilleur, le socialisme.

La colère de la population d’Algérie et de Tunisie est notre colère, leur lutte est notre lutte, et elles remettent à l’ordre du jour ce seul moyen que nous, travailleurs et travailleuses de tous les pays avons pour en finir avec l’oppression, la misère et l’exploitation : la révolution !

! يا عمال العالم اتحدوا

Travailleurs de tous les pays, unissons-nous !

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15 01 2011
Yanick Toutain

Qu’attendez vous pour appeler à la délégation révocable ?
IL FAUT APPELER A CONSTRUIRE DES GROUPES DE 25 PERSONNES qu’elles désignent un délégué de base REVOCABLE à tout moment.
NI ELECTIONS NI CONSTITUANTE !
IL FAUT UN GOUVERNEMENT PROVISOIRE DE 19 DELEGUES REVOCABLES APPUYES SUR 7,5 MILLIONS DE DELEGATEURS

ce texte qui suit a été écrit hier dans l’après midi de hier avant le départ de BEN ALI
A Tunis, c’est la révolution africaine qui commence, c’est la révolution mondiale anti-capitaliste, IL FAUT D’URGENCE LA DELEGATION GENERALE REVOCABLE

A Tunis, c’est la révolution africaine qui commence, c’est la révolution mondiale anti-capitaliste, IL FAUT D’URGENCE LA DELEGATION GENERALE REVOCABLE
Le dictateur socialo-fasciste Ben Ali va peut-être balayé d’ici ce soir – vendredi 14 janvier 2011. Si ce n’est pas le cas, ce sera dans les jours qui viennent.
La seule question, le seule critère c’est l’ORGANISATION par la BASE.

Ils sont des dizaines de milliers face au leader socialo-fasciste de l’Internationale Socialiste. Ils sont des dizaines de milliers face à un pouvoir sur le point de se DISLOQUER !

Situation explosive à Tunis, où armée et police tentent de contenir les manifestants qui réclament le départ de Ben Ali. Live blogging.
De plus en plus fragilisé, le Président Ben Ali continue de jeter du
lest dans l’espoir de desserrer la pression de la rue. Après avoir
concédé
qu’il ne présiderait pas le pays au-delà de 2014, il a annoncé le
limogeage du gouvernement et l’organisation d’élections législatives anticipées.
Mohamed Ghannouchi, son Premier ministre, a fait la déclaration suivante :

« Le chef de l’Etat a décidé, dans le cadre des initiatives qu’il a
annoncées, jeudi soir, de dissoudre le gouvernement et de charger le
Premier ministre de proposer une nouvelle formation du gouvernement.
Il a également décidé l’organisation d’élections législatives
anticipées dans les prochains six mois. »

Les manifestations se sont poursuivies ce vendredi à Tunis et à Sidi
Bouzid, au sud-ouest de la capitale, et dans quelques autres villes.
La situation est très tendue, l’Etat d’urgence a été décrété. La
police a interdit les rassemblements de plus de trois personnes, et
annonce qu’elle tirera sur ceux qui n’auront pas respecté ses
sommations. Dans la capitale, des tirs ont été entendus, notamment
près du ministère de l’Intérieur.

Il faut d’urgence 300 000 délégués de base ! Il faut que 7,5 millions de Tunisiens de plus de 14 ans se groupent par 25 pour désigner le meilleur d’entre eux.
IL FAUT 12 000 DÉLÉGUÉS DE CONSEIL révocables à tout moment (chacun représentant 625 Tunisiens)
IL FAUT que ces délégués de conseil, par 25, désignent 480 DÉLÉGUÉS-députés.(chaque délégué-député représente 15000 délégateurs de base et peut être révoqué à tout moment par ses 24 délégués de conseil.)

IL FAUT UN
GOUVERNEMENT PROVISOIRE RÉVOCABLE !!!
IL FAUT
UN GOUVERNEMENT DE 19 DELEGUES NATIONAUX !

Ce sont 25 délégués députés qui peuvent désigner un délégué national révocable à tout moment. Chaque délégué national représente donc 390 000 Tunisiens.

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