Révolution en Tunisie : En avant ! En avant !

19 01 2011

Communiqué du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran (PCOI), 16 janvier 2011 :

Le vendredi 14 janvier, un mois de protestations et de luttes de la classe ouvrière et du peuple de Tunisie contre le chômage, la misère et l’Etat policier corrompu a conduit à la fuite précipitée de Zine El-Abidine Ben Ali, le président de Tunisie. Ce fut la première réalisation du peuple de Tunisie dans sa lutte pour la liberté et l’égalité.

C’est le début d’une révolution dont la victoire ne peut être que l’établissement du pouvoir direct des citoyens basé sur la participation populaire dans l’administration de l’Etat, le renversement complet de l’actuel gouvernement et la destruction de la machine répressive d’Etat utilisée contre le peuple de Tunisie depuis plus d’un demi-siècle.

La rapide victoire des gens de Tunisie pour forcer Ben Ali, qui était à la tête d’une redoutable machine de terreur, à fuir, pousse à l’optimisme et a été saluée par les peuples du monde en particulier dans les pays arabes. Dans plusieurs pays, les gens ont manifesté pour soutenir le peuple de Tunisie, alors que l’ombre de la peur plane sur la tête des dictateurs. En Iran, les gens se précipitaient pour regarder ces scènes similaires à celles de leur propre lutte contre le régime islamique lors de la révolution de 2009, et envoyaient des messages de soutien et de salutations après la fuite du dictateur tunisien ; ils se sentent plus forts pour leur lutte contre le régime islamique d’Iran.

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Dix exécutions à Karaj

19 01 2011

Dépêche AFP, 19 janvier 2011 :

Dix trafiquants de drogue ont été pendus mercredi matin dans la prison de Karaj, une ville située à l’ouest de Téhéran, a rapporté le site de la télévision d’Etat. L’identité des personnes exécutées n’a pas été donnée.

Au moins 45 personnes ont été pendues en Iran depuis le début de l’année, selon un décompte de l’AFP établi à partir d’informations publiées par les médias locaux. En 2010, au moins 179 personnes avaient été pendues. L’Iran est l’un des pays où se déroule le plus grand nombre d’exécutions dans le monde, avec la Chine, l’Arabie saoudite et les Etats-Unis.





Deux homosexuels menacés de lapidation

19 01 2011

360°, 19 janvier 2011 :

La lapidation de deux jeunes homosexuels présumés serait programmée pour vendredi dans une ville du nord-ouest de l’Iran.

Deux jeunes hommes de 20 et 21 ans ont été condamné à mort par lapidation à Piranshahr, une localité kurde du nord-ouest de l’Iran, proche de la frontière avec l’Irak. Leur exécution serait prévue ce vendredi 21 janvier. Ayub et Mosleh, dont on ne connaît pas les patronymes, auraient filmé leurs rapports sexuels avec un téléphone portable. Celui-ci serait tombé entre les mains d’agents du régime iranien. Ils y auraient aussi trouvé des montages photographiques représentant le président Ahmadinedjad et le guide suprême de la Révolution Khamenei avec un corps d’âne.

L’information a été révélée par un quotidien local en langue kurde, et repris par le Comité international contre la lapidation.

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France : Un Iranien condamné à mort menacé d’expulsion

19 01 2011

Le Figaro, 18 janvier 2011 :

Condamné pour avoir bu de l’alcool à trois reprises, Reza B. vient de se voir refuser l’asile par les autorités françaises, qui mettent en doute la véracité de ses propos et sa sentence par Téhéran.

Un Iranien, réfugié en France pour échapper à la peine de mort dans son pays, risque l’expulsion. La Cour nationale du droit d’asile (CNDA) vient de refuser l’asile à Reza B.*, condamné par la justice iranienne pour avoir consommé trois fois de l’alcool, une denrée interdite en Iran. «Cette décision ouvre la voie à un arrêté de reconduite à la frontière ou à une obligation de quitter le territoire français (OQTF)» précise son avocate, Me Marie Dosé. Ce qui devrait, selon elle, le rendre rapidement «expulsable vers la mort».

Juste après sa condamnation à la peine capitale le 11 avril 2009, Reza B. a tout laissé derrière lui pour sauver sa peau : sa famille, son travail, sa fortune. Seule sa femme a accepté de le suivre dans son exil en France, où le couple a réclamé le droit d’asile dès son arrivée à l’aéroport francilien de Roissy-Charles-de-Gaulle. Mais elle reste très fragile psychologiquement, depuis l’exécution de sa condamnation à 80 coups de fouet pour avoir participé à une fête organisée pour son anniversaire par son mari.

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