Des papiers pour Said !

17 02 2011

Notre camarade Said Niroumand, militant du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran et du syndicat CGT des Précaires et Privés d’Emploi de Lyon, est un réfugié politique iranien débouté du droit d’asile. Sa demande d’asile ayant été rejetée, Said Niroumand, sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire Français, est actuellement menacé d’expulsion.

En cas de retour en Iran, où un mandat d’arrêt à son encontre a été prononcé à son égard pour « injures envers les valeurs sacrés », la liberté, la sécurité et même la vie de Said Niroumand serait gravement menacées, surtout dans le contexte actuel où la répression et les exécutions s’intensifient contre les opposant(e)s au régime en Iran. Il est à noter qu’en plus de ses activités contre le régime en Iran, Said Niroumand a, depuis son arrivée en Europe, participé à de nombreuses manifestations et actions publiques en faveur des droits humains, des droits des femmes, et de la laïcité contre la République Islamique d’Iran aux côtés du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran, ce qui rend encore plus dangereux tout retour en Iran.

Pour soutenir Said et demander la levée de son obligation à quitter le territoire français et qu’il obtienne un titre de séjour, une pétition a été lancée :

A l’attention de Préfecture du Rhône

Opposant au régime de la République Islamique d’Iran, Said Niroumand a dû fuir son pays pour l’Europe. Sa demande d’asile ayant été rejetée, Said Niroumand, sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire Français, est actuellement menacé d’expulsion.

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Dernier bilan de la répression : 2 morts et 1500 arrestations

17 02 2011

HNS Infos, 17 février 2011 :

Le bilan de la répression des manifs du 14 février 2011 s’élève maintenant à deux morts, des centaines de blessés, et maintenant à plus de 1500 arrestations ; selon des témoignages dans les hôpitaux, 200 personnes ont été victimes de graves troubles respiratoires à cause des gaz lacrymogènes utilisés par les forces répressives du régime. Certaines ont été hospitalisées en urgence ; on ne connait pas l’origine de ces gaz, mais déjà lors des manifs du début des mouvements de protestations du 12 juin 2009, des manifestants iraniens avaient témoigné de la violence et des séquelles de ceux-ci qui pouvaient durer plusieurs semaines.

Force de répression à Téhéran, 14/02/2011

Le régime Iranien confirme plus de 1500 arrestations

Ce 16 février 2011, le pouvoir judiciaire iranien a annoncé officiellement par voie de presse et sur les médias proches du pouvoir, une liste de noms des 1.500 personnes arrêtées lors des dernières manifestations des 13 et 14 février 2011 pour la ville de Téhéran. Selon le site iranien Human Rights Reporters Committee et de nombreux autres rapports parvenus d’Iran, on a appris que beaucoup de ces personnes détenues ont été transférées à la prison d’Evin.

Toujours ce 16 février 2011, de nombreuses familles de détenus se sont rassemblées courageusement devant le tribunal Révolutionnaire de Téhéran, où les fichiers des détenus sont examinés, mais elles ont été attaquées par des gardes spéciaux des forces répressives de sécurité et dispersées violemment. Les autorités refusent toujours d’informer les familles sur le sort réservé aux détenus.

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