Dernier bilan de la répression : 2 morts et 1500 arrestations

17 02 2011

HNS Infos, 17 février 2011 :

Le bilan de la répression des manifs du 14 février 2011 s’élève maintenant à deux morts, des centaines de blessés, et maintenant à plus de 1500 arrestations ; selon des témoignages dans les hôpitaux, 200 personnes ont été victimes de graves troubles respiratoires à cause des gaz lacrymogènes utilisés par les forces répressives du régime. Certaines ont été hospitalisées en urgence ; on ne connait pas l’origine de ces gaz, mais déjà lors des manifs du début des mouvements de protestations du 12 juin 2009, des manifestants iraniens avaient témoigné de la violence et des séquelles de ceux-ci qui pouvaient durer plusieurs semaines.

Force de répression à Téhéran, 14/02/2011

Le régime Iranien confirme plus de 1500 arrestations

Ce 16 février 2011, le pouvoir judiciaire iranien a annoncé officiellement par voie de presse et sur les médias proches du pouvoir, une liste de noms des 1.500 personnes arrêtées lors des dernières manifestations des 13 et 14 février 2011 pour la ville de Téhéran. Selon le site iranien Human Rights Reporters Committee et de nombreux autres rapports parvenus d’Iran, on a appris que beaucoup de ces personnes détenues ont été transférées à la prison d’Evin.

Toujours ce 16 février 2011, de nombreuses familles de détenus se sont rassemblées courageusement devant le tribunal Révolutionnaire de Téhéran, où les fichiers des détenus sont examinés, mais elles ont été attaquées par des gardes spéciaux des forces répressives de sécurité et dispersées violemment. Les autorités refusent toujours d’informer les familles sur le sort réservé aux détenus.

L’annonce de ces 1.500 noms survient après l’un des premiers communiqués du commandant numéro deux de la police Iranienne, Ahmad Reza Radan, qui avait déjà confirmé à la presse que 150 personnes avaient été arrêtées. Et il a déclaré que les « protestations avaient été menées par une poignée de séditieux ».

Gholamhosein Mohseni Ejei, un autre procureur et porte-parole du pouvoir judiciaire, a déclaré à l’agence Fars news que les événements du 13 et 14 février 2011 ont été « conçus et soutenus de toutes pièces par des éléments proche des Etats-Unis et des anti-révolutionnaires, proches des hypocrites moudjahidines du peuple ». Une accusation habituelle du régime qui, depuis le 12 juin 2009, n’arrive toujours pas à écraser la colère du peuple Iranien contre la dictature.

Gholamhosein Mohseni Ejei a ensuite terminé ses déclarations, par ce qui nous fait nous attendre au pire, sur le sort réservés aux détenus en réaffirmant plusieurs fois de suite que les « procédures judiciaires contre les séditieux allaient êtres accélérées et que les peines les plus sévères allaient être appliquées. »

On a appris également les noms des deux jeunes iraniens assassinés lors des protestations et des manifs en soutien à la Tunisie et à l’Egypte le 14 février 2011 (le 25 Bahman en calendrier persan).

Il s’agit pour la première victime de Sane Jaleh. C’était un étudiant de 26 ans de l’Université d’Art de Téhéran. Il a été tué suite à un coup de feu tiré par des policiers anti émeutes.

Rapidement le régime, par la voix du numéro deux de la police Iranienne Ahmad Reza Radan, ce criminel qui fut directeur de la sinistre prison de Karhizak mais aussi le donneur d’ordre de la terrible répression des massacre du dimanche sanglant de l’Achoura (le 27 décembre 2009, a essayé de monter un de ces mensonges de propagande habituels, allant jusqu’à dire sur les chaines de l’Irna et d’Irib press TV que Sane était un « martyr » membre des Bassidj’is assassiné par les manifestants et des « groupes séditieux proches des moudjahidine du peuple ».

Le régime a été aussi jusqu’à manipuler et truquer les photos de Sane et de ses obsèques pour tenter d’étayer les mensonges de Ahmad Reza Radan.

Certains rapports parvenus d’Iran nous ont aussi appris que le gouvernement fait des pressions énormes sur la famille de Sane Zhaleh pour l’obliger à apparaître dans une émission de la télévision d’Etat et tente ainsi de les forcer à admettre et à dire que leur fils avait toujours été du coté du gouvernement et du régime.

Or Sane, comme ont pu en témoigner ses camarades étudiants, avait déjà réalisé, dans le cadre de ses études en art, plusieurs petit films contre le régime. Il avait été de toutes les mobilisations contre le régime depuis le fameux 12 juin 2009.

Iran : un court métrage anti régime tourné par Sane Jaleh qui prouve qu’il n’était pas un bassidj’i :


La seconde victime est Mohammad Mokhtari. Mohamad a été assassiné par les brutes fascistes du régime qui lui ont lâchement tiré dessus ; il est mort à l’hôpital pendant son transfert. [5]

Il est encore trop tôt pour savoir la suite des prochaines mobilisations en Iran. Une chose est sûre, c’est que les arrestations continuent à Téhéran, et vont s’amplifier dans les semaines à venir, tout comme les jugements trafiqués, et les condamnations à mort par le régime vont continuer, hélas, à se multiplier, toujours plus brutales et violentes.

Nous ne devons pas laisser faire

Des manifestations de solidarité avec le peuple iranien en lutte auront lieu dans les semaines à venir en France, en Europe et dans le reste du monde.

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17 02 2011
Lesehinweise zur Revolte im Nahen Osten und im Maghreb « Entdinglichung

[…] Dernier bilan de la répression : 2 morts et 1500 arrestations (Révolution en […]

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