Révolution au Maghreb et au Moyen-Orient : Qu’ils dégagent tous !

19 02 2011

Abandonnant la perspective de la révolution, du socialisme et du pouvoir ouvrier, toute une partie de la gauche et même de l’extrême-gauche, au nom du tiers-mondisme ou du nationalisme, avait aussi abandonné, pour le sud de la Méditerranée du moins, les principes de la lutte des classes, c’est-à-dire de la lutte des travailleurs et travailleuses contre le patronat, des exploité(e)s contre les exploiteurs, pour une lutte de tel ou tel peuple, derrière un parti ou un Etat bourgeois tant qu’il était considéré comme « anti-impérialiste ».

Pour cette gauche anti-impérialiste, le temps n’était plus, en tout cas au Maghreb et au Moyen-Orient, à la lutte de la classe ouvrière contre la bourgeoisie et ses différentes fractions, mais à celle d’une fraction de la bourgeoisie considérée comme « progressiste » au nom de son opposition aux Etats-Unis et à ses alliés. Il fallait donc affirmer son soutien à l’OLP, puis au Hamas et au Hezbollah, au nom de la lutte contre le colonialisme d’Israël. Pour d’autres il fallait soutenir les partis nationalistes kurdes. Et certains allaient jusqu’à soutenir des régimes anti-ouvriers et dictatoriaux comme la Libye ou l’Iran au nom de la « lutte anti-impérialiste ».

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Après l’Egypte, un vent de contestation souffle au Moyen-Orient

14 02 2011

AFP, 14 février 2011 :

Plusieurs pays du Moyen-Orient ont été le théâtre lundi de manifestations contre les régimes en place, dans la foulée de celles ayant abouti en Egypte au départ du président Hosni Moubarak.

Les manifestations les plus importantes ont eu lieu au Yémen, notamment dans la capitale Sanaa, où des protestataires ont été légèrement blessés lors de heurts.

Sanaa, Yémen, 14 février 2011

« Après Moubarak, Ali », scandaient les milliers de manifestants, des étudiants et des avocats pour la plupart, en référence au président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

Les protestataires ont tenté de marcher sur la place Tahrir (Libération) –qui porte le même nom que celle du Caire– mais les forces de sécurité ont installé des barbelés pour les en empêcher.

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Egypte : La révolution pour le pain et la liberté

5 02 2011

Article de notre camarade Ahmad Fatemi publié en anglais le 5 février par Mission Free Iran :

Après avoir suffoquée des décennies sous la dictature, la population d’Egypte a envahi les rues par millions pour dire qu’il y en a assez, que les gens ne peuvent plus accepter cela et qu’ils méritent une vie humaine.

Les événements en Egypte ne sont pas un coup de tonnerre dans un ciel bleu, les révolutions ne le sont jamais. Si les événements en Tunisie, un autre pays d’Afrique du Nord où brule le sentiment révolutionnaire, peuvent être considérés comme un détonateur, la société égyptienne est depuis longtemps une bombe à retardement prête à exploser à tout moment. Cette explosion était inévitable, et si le genre humain extérieur était dans l’ignorance des souffrances indescriptibles du peuple égyptien pendant ces dernières décennies, si le monde a intentionnellement maintenu l’obscurité pour qu’on voit pas l’inimaginable pauvreté, la famine, le chômage, l’exploitation barbare des masses, la corruption et la misère et si le monde a été mis dans l’ignorance de leurs inévitables conséquences, c’est-à-dire l’oppression, l’Etat policier et la répression constante, des milliers et milliers d’emprisonnés, de torturés et d’assassinés, l’humiliation quotidienne et la corruption bouffant toute la société de l’intérieur, et la rage accumulée pendant des années, le monde doit voir et être témoin du développement et de l’intensification des protestations radicales de la classe ouvrière égyptienne, de la majorité de la population d’Egypte.

Aujourd’hui en Egypte, 80% d’une population de 80 millions de personnes vit sous le seuil de pauvreté et 40% de la population vit avec moins de 2 $ par jour, et il n’est pas nécessaire d’être un analyste socio-économique pour comprendre que cette situation n’est pas vivable. Mais comme dans d’autres entités dictatoriales et leurs alliés soi-disant démocratiques, les politiques ne se basent pas sur la logique, mais plutôt en gains politiques à court terme, ne se basent pas sur la solidarité et les sentiments humains, mais sur les intérêts politiques et économiques immédiats.

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Abolition de la peine de mort : « Un devoir d’honneur »

1 02 2011

Celles et ceux qui suivent l’actualité du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran et ses campagnes savent que l’abolition de la peine de mort est une revendication essentielle pour le PCOI. C’est une revendication qui a toujours été mise en avant par le mouvement ouvrier, le socialisme et le communisme, loin des régimes et partis bourgeois qui se drapaient d’une rhétorique « socialiste » ou « communiste » pour mieux imposer le maintient des rapports sociaux capitalistes et de l’exploitation des travailleuses et des travailleurs. Dans ce texte publié le 18 novembre 1918 dans « Die Rote Fahne« , alors journal de la Ligue Spartakiste qui donnera naissance au Parti Communiste Allemand, la grande révolutionnaire Rosa Luxemburg défend l’abolition de la peine de mort au nom de « l’humanité la plus bienveillante » qui constitue une des « essences du socialisme ».

Un devoir d’honneur, Rosa Luxemburg, 1918

Nous n’avons sollicité ni « amnistie » ni pardon pour les prisonniers politiques qui ont été les victimes de l’ancien régime. Nous avons exigé notre droit à la liberté, par la lutte et la révolution, pour les centaines d’hommes et de femmes courageux et fidèles qui ont souffert dans les prisons et les forteresses, parce qu’ils ont lutté pour la liberté du peuple, pour la paix et pour le socialisme, contre la dictature sanglante des impérialistes criminels. Ils sont maintenant tous libérés. Et nous sommes à nouveau prêts pour la lutte.

Ce n’est pas les Scheidemann et leurs alliés bourgeois avec à leur tête le Prince Max von Baden qui nous ont libéré ; c’est la révolution prolétarienne qui a ouvert toutes grandes les portes de nos cellules [1].

Mais une autre catégorie d’infortunés habitants de ces lugubres demeures a été complètement oubliée. Jusqu’ici personne n’a pensé aux êtres pâles et maladifs qui souffrent derrière les murs des prisons pour expier des délits mineurs.

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Interview de Hamid Taqvaee sur la situation en Tunisie

28 01 2011

Interview de Hamid Taqvaee, dirigeant du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran sur l’actuelle révolution en Tunisie réalisé par « Vers le socialisme », journal du Part Communiste-Ouvrier de Gauche d’Irak et publié en arabe à Bagdad. L’interview a été publiée dans un numéro spécial sur la révolution en Tunisie et traduite en anglais et publiée le 27 janvier sur le blog du PCOI.


  • Vers le socialisme : Les événements en Tunisie ont commencé avec l’immolation par le feu d’un homme pour protester contre le chômage, l’humiliation et l’incapacité d’avoir de quoi vivre. Comment expliques-tu les immenses manifestations ensuite qui ont conduit à la fuite de Ben Ali ?

Hamid Taqvaee : L’homme qui a protesté en s’immolant par le feu représentait l’immense majorité du peuple tunisien. La majorité des gens subissent le chômage, la pauvreté, les bas salaires et les prix élevés et l’actuelle insurrection montre que les gens ne peuvent plus supporter le status quo. En plus, le peuple de Tunisie a été opprimé pendant 23 ans par un régime brutal et corrompu. Lorsqu’il y a quelques semaines, les gens ont appris l’existence de milliards de richesses entre les mains de la famille Ben Ali, ce fut la dernière goutte. La majorité des Tunisiens, comme les gens d’Iran ou de tout autre pays soumis à une dictature brutale haïssaient depuis longtemps leur gouvernement et le régime en place, mais une révolution surgit sous certaines conditions politiques. Dans le cas de la Tunisie, une pauvreté indescriptible contraste avec les inimaginables richesses du dictateur de de sa bande qui profitent de la situation.  La révolution a déjà réussi à renverser Ben Ali, mais ce n’est que le début. Le dictateur a fuit mais la dictature est toujours présente. La révolution doit, et il semble que c’est ce qu’elle fait, aller de l’avant pour renverser tout le régime.

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Révolution en Tunisie… ce n’est qu’un début

20 01 2011

Texte publié le 18 janvier sur le site de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Ben Ali, le dictateur qui terrorisait la population tunisienne a dû fuir dans la soirée du vendredi 14 janvier, qui marque déjà une date historique, non seulement pour la Tunisie ou le Maghreb, mais pour le monde entier. Raïs pendant 23 ans, pilleur, voleur et dictateur, le voilà qui a dû passer six heures en avion pour trouver, après avoir tenté la France de son ami et souteneur Sarkozy, Malte, pour finalement atterrir et trouver un accueil dans la réactionnaire monarchie des Saoud. Rien, bien entendu, à l’heure où ces lignes sont écrites, n’est encore gagné pour la population de Tunisie, ni en ce qui concerne son aspiration à la liberté, ni en ce qui concerne les revendications ouvrières, contre le chômage et la misère, ces revendications qui, fin décembre, ont marqué le début de l’insurrection dans cette région pauvre de Sidi Bouzid. Alors que l’armée patrouille dans les rues, que les anciens flics du régime de Ben Ali continue de semer la terreur, personne ne sait ce que sera l’avenir de la Tunisie, tant l’histoire mondiale de notre classe sociale est riche en révolutions trahies et confisquées, mais pourtant la révolution en Tunisie est d’ores et déjà un événement historique dans l’histoire du mouvement ouvrier international.

Pour des raisons de proximités géographiques et linguistiques, c’est bien entendu, déjà, dans tout le monde arabe que la révolution tunisienne marque le début d’une nouvelle ère. Dans l’Algérie voisine, la colère s’est, encore très récemment, exprimé par des émeutes dans tous les quartiers pauvres du pays. Comme en Tunisie, c’est le chômage de masse, la pauvreté et la hausse des prix qui a mis le feu aux poudres. Vendredi 14 janvier, alors que Ben Ali fuyait, la queue entre les jambes, des milliers d’ouvriers protestaient en Jordanie contre la hausse des prix. Au Yémen, un millier d’étudiants sont descendus dans les rues à Saana au lendemain de la fuite de Ben Ali pour saluer la révolution en Tunisie et appeler à des révolutions similaires dans tout le monde arabe. En Égypte, marqué ces dernières années aussi par des révoltes ouvrières, en particulier dans l’industrie textile, aux Émirats Arabes Unis où, malgré la répression, les ouvriers immigrés du bâtiment avait lancé une puissante grève pour les salaires, au Maroc où les protestations des travailleurs et des étudiants sont nombreuses, et jusqu’au Soudan où l’on souffre de la hausse des prix, de la pauvreté et de la répression, il n’y a pas un seul pays arabe où les yeux ne se tournent pas vers la Tunisie. Les yeux remplis d’espoir d’un côté et de frayeur de l’autre, et ainsi dès le 15 janvier, les gouvernements de Jordanie et de Libye décidaient de la baisse des prix, craignant que l’étincelle tunisienne ne mettent là aussi le feu aux poudres. Du Maroc aux monarchies féodales du Golfe persique, il n’y a pas un pays arabe où l’on ne trouve, au cœur de la classe ouvrière et plus largement de la population, cette double aspiration à la liberté, face aux régimes policiers, militaires et/ou monarchiques, et à l’égalité face au chômage, à l’inflation et aux bas salaires.

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190 exécutions capitales recensées pour l’année 2010

6 01 2011

HNS Infos, 6 janvier 2011 :

Comment analyser ces tristes nouvelles et cette nouvelle fuite en avant de la dictature que subit le peuple iranien depuis maintenant plus de 30 ans ?

Cette année encore la dictature de Khamenei et Ahmadinejad a multiplié les crimes d’Etat et les exécutions sommaires, le but étant comme toujours de tenter illusoirement de terroriser la population, pour la « punir » de s’être révoltée en juin 2009. Cette année 2010 encore les arrestations et emprisonnements d’opposants, de militants défendant les droits humains, de militants syndicalistes ouvriers, de bloggeurs, de mediactivistes du net qui ont courageusement témoigné de la répression depuis le 12 juin 2009, de représentants des minorités religieuses comme les Bahaïs (minorité qui est victime de persécutions et de discriminations depuis 1979), d’intellectuels, d’artistes, se soldent par des milliers de personnes. Elles ont fini dans les tristes geôles de la dictature.

Les prisons Iraniennes sont pleines et, malgré cette répression des plus violentes, le régime n’arrive toujours pas à étouffer les espoirs de changement, et la contestation de celui-ci par la population, aussi la dictature apparait elle de plus en plus divisée. L’unanimité de façade, qui existait dans le triumvirat qui regroupe Khamenei, Ahmadinejad et les Gardiens de la révolution de l’I.R.G (le corps d’élite militaro-industriel des Pasdarans) est en voie d’implosion à très court terme.

Ahmadinejad est plus ou moins en guerre larvée avec Mohammad Ali Jafari, le chef des Pasdarans, qui le critique comme étant pour lui l’un des responsables directs des soulèvements populaires de Juin 2009. Un Mohammad Ali Jafari qui trouve qu’Ahmadinejad n’a pas été assez dur dans les répressions de la contestation et des protestations, de juin et décembre 2009, comme le relève un télégramme intercepté par Wikileaks qui révèlerait une violente dispute à ce sujet qui aurait opposée Ahmadinejad et Jafari.

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Exécutions par lapidation en Iran

24 12 2010

Amnesty International, 23 décembre :

En Iran, l’«adultère en étant marié» est obligatoirement puni de l’exécution par lapidation. Malgré l’annonce d’un moratoire sur cette méthode d’exécution en 2002, les lapidations continuent. Dans ce document, Amnesty International demande aux autorités iraniennes de respecter pleinement le moratoire, notamment en s’assurant que toutes les personnes condamnées à la lapidation ne seront pas exécutées par d’autres moyens. L’organisation demande aussi que soient dépénalisées les relations sexuelles consensuelles entre adultes, et que les avocats qui plaident dans des affaires de lapidation puissent faire leur travail sans craindre d’être persécutés.

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Séisme meurtrier dans la Province de Kerman

21 12 2010

Un tremblement de terre de magnitude 6,5 sur l’échelle de Richter a fait sept morts et une centaine de blessés dans la province de Kerman lundi 20 décembre. Le nombre de victimes pourrait s’alourdir dans les prochaines heures. En effet, selon les autorités de la Province de Kerman elles-mêmes, les secours n’avaient, ce matin, toujours pas pu accéder à certains villages situées dans les montagnes. Une trentaine de villages ont été touchés par la catastrophe –détruisant 40% des habitations d’après l’agence Mehr- obligeant des centaines de personnes à évacuer la zone sinistrée.

Si on ne peut reprocher ni au régime islamique ni au capitalisme les tremblements de terre, l’ampleur de la catastrophe, le nombre de victimes, en Iran et dans d’autres pays dits « pauvres » en comparaison à des tremblements de terre au Japon par exemple, ne sont par contre pas des phénomènes naturelles mais bien sociaux. Peu après la catastrophe de Bam, avec plus de 30.000 victimes lors du tremblement de terre en 2003, un architecte iranien expliquait dans les colonnes de « L’humanité » le 3 janvier 2004 : « les responsabilités en chaînes sont nombreuses : inconscience ou impuissance des plus démunis obligés d’auto construire leurs logements avec des moyens rudimentaires, l’appétit vorace des promoteurs, des plus petits aux plus grands, la gabegie et la corruption à certains niveaux, la pure négligence criminelle à d’autres« .Va-t-on encore, comme en avril 2010, avoir pour principale réponse des mollahs au pouvoir face aux tremblements de terre une attaque contre les « femmes mal habillées » qui « corrompent les jeunes, et l’augmentation des relations sexuelles illicites fait accroître le nombre des tremblements de terre » ?

Si cette fois le bilan est moins meurtrier, c’est parce que le séisme a touché une zone rurale, détruisant avant tout des villages, où les victimes sont aussi celles de la misère, des habitations précaires et de l’absence de politique de prévention dans un pays situé sur une zone sismique.

Premières images de la Province de Kerman après le tremblement de terre :

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Mesures d’austérité et forces de répression contre les classes populaires

19 12 2010

Mise en place d’importantes forces de répression à Téhéran au cas où les mesures d’austérité liées à la suppressions des subventions provoqueraient des protestations populaires et accueil favorable de la part du Fond Monétaire International à cette mesure qui frappe avant tout les familles ouvrières, ceux qui par anti-américanisme voyaient quelque chose de « populaire » voire un vague « anti-libéralisme » dans la dictature d’Ahmadinejad feraient bien d’ouvrir les yeux. Derrière le voile de la religion, du nationalisme et de « l’anti-impérialisme », la dictature de la République Islamique est bien celles de la bourgeoisie iranienne contre les ouvriers.

Queue devant une station service à Téhéran, 19 décembre

Sur ce sujet, le blog  » Dentelles et Tchador » a publié un article avec de nombreux éléments intéressant ce 19 décembre :

D’interminables files d’attente de conducteurs mécontents émanaient hier soir des stations services de la République islamique, laissant ressurgir la possibilité de nouveaux troubles sociaux en Iran. La cause ? L’annonce surprise quelques minutes auparavant à la télévision d’État par Mahmoud Ahmadinejad de la mise en place à partir de minuit du plan de subventions gouvernementales sur les produits énergétiques, qualifié de « chirurgie économique » par le président iranien.

Selon le communiqué officiel, le prix du quota de 60 litres d’essence par mois accordé à chaque automobiliste est passé à minuit de 0,10 dollar le litre à 0,4 dollar, soit une multiplication par quatre. Au-delà de ce quota, les automobilistes devront payer le litre à 0,70 dollar au lieu de 0,40 dollar précédemment, soit une augmentation de 75%. Le prix du gazole est de son côté multiplié par neuf, passant de 0,0165 dollar à 0,150 dollar.

Mais il n’y a pas que l’essence qui est visée par ce plan. Les prix de l’électricité, de l’eau et du gaz vont, de leur côté, être multipliés par un chiffre allant de trois à cinq, selon un système par palier tenant compte de la consommation des ménages. “Ceux qui consommeront moins dépenseront moins”, a déclaré Mohammad Reza Farzin, porte-parole du plan.

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