Grève au port de Bandar Abbas

30 12 2010

Pour protester contre la hausse des prix de l’essence et des produits de premières nécessités, les conducteurs de bateaux de Bandar Abbas (tout au sud, sur les bords du Golfe persique) se sont mis en grève le dimanche 26 décembre.

Images de la grève :

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Message des parents de Asad (Behnam) Ebrahim-zadeh

29 12 2010

Message des parents de Asad (Behnam) Ebrahim-zadeh, militant ouvrier emprisonné, 27 décembre :

Aux gens et aux organisations ouvrières du monde entier

Nous sommes les parents de l’ouvrier emprisonné Asad (Behnam) Ebrahim-zadeh. Nous vous envoyons nos salutations et aussi nos meilleurs vœux pour la nouvelle année qui arrive. Nous sommes reconnaissant à vous tous et toutes pour votre soutien à notre fils. Cependant, malheureusement, le travail n’est pas encore achevé. Notre Asad est toujours en prison.

Asad a été arrêté le 12 juin 2010 et est emprisonné depuis bientôt sept mois. Son seul crime est de soutenir les droits des travailleurs, les droits des enfants et les droits humains. Il a été une fois libérable sous caution de 100 millions de Tomans (960,000 $) que nous avons finalement réussi à trouver avec beaucoup de difficultés. Pourtant, sa libération a été refusée sous le prétexte que cela viendrait de province (et pas de la capitale Téhéran). aussi, Asad est resté en prison.

Pour protester contre sa détention et les mauvais traitements, Asad s’est mis en grève de la faim pendant deux semaine (fin septembre), et la conséquence fut des saignements à l’estomac. Il fut ensuite transféré de la section 209 (dirigée par les services de renseignements) de la prison Evin à la section générale 350 en attente de son procès. Il a été jugé le 13 décembre. Pourtant, nous sommes maintenant informés par l’avocat de notre fils qu’il a été accusé de travailler avec l’organisation (interdite) des Moudjahdines du Peuple et d’être Moharebeh (« en guerre contre Dieu »). C’est un coup monté ; tout cela ne sont que de pures mensonges ; le seul crime de Asad est de défendre les droits des gens. Ces accusations ont pour but de le condamner à une peine sévère. C’est pour cela que nous sommes extrêmement inquiets pour lui, nous sommes inquiets pour sa vie. Asad doit être libéré, avec tous les autres travailleurs emprisonnés.

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Protestations contre la suppression des subventions

23 12 2010

Dans un communiqué daté du 22 décembre et publié par Rowzane, le Parti Communiste-Ouvrier d’Iran (PCOI) publie des informations sur les protestations dans plusieurs villes d’Iran contre la suppression des subventions et la hausse des prix de l’essence. Selon ce communiqué, dès la suppression des subventions des protestations et la colère se sont développées dans tout le pays. Si les forces de répression ont été renforcées dans tout le pays, le communiqué note que plusieurs villes, comme par exemple Téhéran, Ispahan, Hamedan, Qom et Bandar Abbas ont été touchées par des grèves et des protestations pour demander la baisse des prix de l’essence et le retrait de la suppression des subventions. La hausse des prix de l’essence a en effet entrainé des hausses des prix d’autres produits de premières nécessités comme par exemple celui du pain, entrainant la colère des gens à l’encontre du régime.

Parmi les protestations de ces derniers jours, le PCOI note par exemple :

Sari et Neka (Province de Mazandaran, au nord) : Selon un correspondant du parti, les conducteurs de taxi se sont mis en grève à Sari. Les conducteurs de taxi ont manifesté et on été dispersés par les forces de sécurité. A Neka, les conducteurs de taxi se sont mis en grève pendant six heures.

Téhéran : Un conducteur de camion rapporte que plusieurs conducteurs se sont retrouvés pour parler de grève. La police en civil est venue pour noter les numéros des plaques d’immatriculation et les routiers ont dû se séparer. Selon les rapports de plusieurs routiers le gouvernement leur a rapidement livré plusieurs centaines de litres de fioul pour éviter la grève.

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Le régime menacé par un vent de révolte

20 12 2010

Extrait d’un article de MediArabe, 20 décembre 2010 :

Téhéran vit au rythme des émeutes, affirme la télévision « Al Arabiya ». Les fonctionnaires iraniens font état de leur profond désaccord avec les mesures prises par le gouvernement pour faire face aux sanctions économiques internationales (*). Téhéran vient en effet de supprimer les subventions sur l’essence, provoquant une hausse de près de quatre fois du prix du litre. Les files d’attente sur les stations services s’allongent et un vent de rébellion souffle sur la population.

Téhéran, 19 décembre, les forces de répression dans les rues :

(*) NdR : Cette suppression des subventions est dans les tiroirs de la bourgeoisie iranienne depuis des années, elle ne vise pas à « faire face aux sanctions internationales », mais à la crise du capitalisme en renforçant l’austérité contre les ouvriers et les classes populaires, comme cela se fait dans bien d’autres pays.





Mesures d’austérité et forces de répression contre les classes populaires

19 12 2010

Mise en place d’importantes forces de répression à Téhéran au cas où les mesures d’austérité liées à la suppressions des subventions provoqueraient des protestations populaires et accueil favorable de la part du Fond Monétaire International à cette mesure qui frappe avant tout les familles ouvrières, ceux qui par anti-américanisme voyaient quelque chose de « populaire » voire un vague « anti-libéralisme » dans la dictature d’Ahmadinejad feraient bien d’ouvrir les yeux. Derrière le voile de la religion, du nationalisme et de « l’anti-impérialisme », la dictature de la République Islamique est bien celles de la bourgeoisie iranienne contre les ouvriers.

Queue devant une station service à Téhéran, 19 décembre

Sur ce sujet, le blog  » Dentelles et Tchador » a publié un article avec de nombreux éléments intéressant ce 19 décembre :

D’interminables files d’attente de conducteurs mécontents émanaient hier soir des stations services de la République islamique, laissant ressurgir la possibilité de nouveaux troubles sociaux en Iran. La cause ? L’annonce surprise quelques minutes auparavant à la télévision d’État par Mahmoud Ahmadinejad de la mise en place à partir de minuit du plan de subventions gouvernementales sur les produits énergétiques, qualifié de « chirurgie économique » par le président iranien.

Selon le communiqué officiel, le prix du quota de 60 litres d’essence par mois accordé à chaque automobiliste est passé à minuit de 0,10 dollar le litre à 0,4 dollar, soit une multiplication par quatre. Au-delà de ce quota, les automobilistes devront payer le litre à 0,70 dollar au lieu de 0,40 dollar précédemment, soit une augmentation de 75%. Le prix du gazole est de son côté multiplié par neuf, passant de 0,0165 dollar à 0,150 dollar.

Mais il n’y a pas que l’essence qui est visée par ce plan. Les prix de l’électricité, de l’eau et du gaz vont, de leur côté, être multipliés par un chiffre allant de trois à cinq, selon un système par palier tenant compte de la consommation des ménages. “Ceux qui consommeront moins dépenseront moins”, a déclaré Mohammad Reza Farzin, porte-parole du plan.

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Début de la suppression des subventions

19 12 2010

La suppression des subventions sur les produits énergétiques et de premières nécessités a officiellement commencé ce dimanche en Iran. Provoquant une hausse des prix, pour une population, en particulier les familles ouvrières, déjà particulièrement touchées par le chômage, les salaires impayés et les bas salaires, cette suppression des subventions est une nouvelle attaque de la bourgeoisie iranienne contre les travailleuses, les travailleurs et les classes populaires.

Queue devant une station service, Téhéran, 19 décembre

Dans une résolution sur la crise économique et la suppression des subventions, le Bureau Politique du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran appelle les militants ouvriers et progressistes d’Iran à intervenir sur cette question de la suppression des subventions selon le plan d’action suivant :

A- L’organisation de manifestations de masse contre la suppression des subventions, pour l’augmentation de ces subventions sur des produits de premières nécessités, la baisse des prix et l’organisation de refus collectifs de payer les factures d’électricité, de gaz ou de téléphone.

B- Alimenter une campagne de grande envergure sur la base du slogan « une vie décente est notre droit inaliénable », en avançant les revendications de hausses des salaires, une assurance-chômage adéquate, l’arrêt des licenciements et des contrats précaires et temporaires, et préparer les travailleurs à la mobilisation et à la grève pour les salaires et le bien-être de tous.

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