Revendications du 1er Mai depuis la prison Evin (Téhéran)

2 05 2013

RezaReza Shahabi, militant ouvrier et membre du bureau du syndicat des travailleurs de la compagnie de bus Vahed, a envoyé une déclaration depuis la prison Evin de Téhéran à tous les militants ouvriers indépendants d’Iran.

Ci-joint les revendications issues de cette déclaration :

1 – Augmentation des salaries sur les bases de l’article 41 du code du travail.

2 – Formation d’organisations ouvrières indépendantes et leur reconnaissance par le gouvernement.

3 – Droit de grève, de protestation et de manifestation.

4 – Sécurité de l’emploi pour les travailleurs, ce qui signifie entre autre la suppression des contrats temporaires, précaires et des contrats blancs.

5 – Arrêt des expulsions et des licenciements de masse.

6 – Fin du tripartisme (système de corporatisme économique où est sensé être représenté le travail, le capital et l’Etat) qui a toujours favorisé les capitalistes.

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Neuf prisonnières politiques entament une grève de la faim

1 11 2012

Romandie, 1 novembre 2012 :

Au moins neuf prisonnières politiques iraniennes ont entamé une grève de la faim pour protester contre les fouilles corporelles et les mauvais traitements infligés par les gardiennes, a annoncé le site d’opposition kaleme.org, mercredi soir.

Leur mouvement a été déclenché par une inspection surprise à la prison d’Evin au cours de laquelle les prisonnières ont dû subir des fouilles corporelles, des coups et des insultes.

L’avocate Nasrin Sotoudeh, spécialisée dans les droits de l’Homme, a entamé une grève de la faim la semaine dernière dans cette même prison. Elle proteste contre les mauvais traitements dont elle se dit victime.





Les ouvriers d’Iran solidaires de leurs camarades d’Afrique du Sud

1 09 2012

Extrait de l’article « Partout dans le monde, colère après la sanglante répression à Marikana » publié sur Solidarité Ouvrière, blog de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Partout dans le monde, la sanglante répression des ouvriers de la Mine de Marikana par la police sud-africaine le 16 août a provoqué la consternation et la révolte des militant(e)s ouvriers.

En Iran, au delà des déclarations dénonçant la répression à Marikana venant de la plupart des organisations politiques se réclamant de la classe ouvrière, comme par exemple le Parti Communiste-Ouvrier d’Iran (voir une des déclarations en farsi et la page spéciale du PCOI sur le massacre de Marikana) ou du PUCO (voir une déclaration en français), on notera la déclaration d’un groupe de militants ouvriers emprisonnés (dont Saeed Jalali, Reza Shahabi, et Behnam Ebrahimzadeh) à la section 350 de la prison d’Evin de Téhéran en solidarité avec les mineurs assassinés par les forces de répression à Marikana (voir la déclaration en farsi). Le Syndicat de la Métallurgie et de l’Electricité de Kermanshah, le Syndicat des Ouvriers électriciens de la Construction et des militants ouvriers de Sanandaj et de Kamyaran ont également publié une déclaration affirmant leur solidarité avec les mineurs d’Afrique du Sud et dénonçant la répression. Le Syndicat Libre des Ouvriers Iraniens a également apporté sa solidarité aux mineurs d’Afrique du Sud et réclame que les responsables du massacre de Marikana soit jugés (voir le communiqué en farsi).

Des militants ouvriers d’Iran sont également à l’initiative de  la pétition “Nous condamnons le massacre brutal des mineurs de Marikana par la police” (pétition à signer ici en anglais) signée par des syndicalistes et des militants ouvriers du monde entier.

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La vie de deux prisonniers politiques gravement menacée

11 08 2012

Appel de la CFPPI (Campaign to Free Political Prisonners in Iran), 10 août 2012 :

La vie de deux prisonniers politiques gravement menacée :
Arjang Davoudi et Houshang Rezaei

Aidez nous à les sauver !

Monsieur Arjang Davoudi, enseignant, poète et écrivain, est en prison depuis 2003. Il a été condamné à 16 ans de prison. Lorsqu’il a été arrêté, une des accusations a été qu’il avait parlé à un journaliste canadien qui travaillait sur un documentaire appelé « l’Iran Interdit » (Forbitten Iran). Ce film parlait de la mort du citoyen canadien Zahra Kazemi dans les prisons du régime iranien.

Arjan Davoudi souffre de sévère pression sanguine et d’hypotension, de grande faiblesse, de maux de tête, d’étourdissements, de baisse de la vision et d’autres complications. Sa santé se détériore. Malgré cela, Arjang n’a que peu de soins médicaux. Afin de protester contre les mauvaises conditions de détention et les mauvais traitements qu’il il a subi avec d’autres prisonniers politiques, il s’est mis deux fois en grève de la faim, dont une fois en juillet 2010. Sa femme, Nazanin Davoudi, a été mise sous pression des autorités et menacée au cas où elle parlerait de la situation de son mari.

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Les prisonniers politiques en Iran, du couloir de la mort à la grève de la faim

21 02 2012

Nouvelles d’Iran, 21 février 2012 :

Ces dernières semaines, des arrestations et des condamnations lourdes contre des prisonniers d’opinion, notamment blogueurs et journalistes, se sont multipliées en Iran dans un contexte pré-électoral, en vue des élections législatives du 2 mars.

Saeed Malekpour et son épouse

La famille de l’informaticien Saeed Malekpour continue la campagne internationale pour sauver ce blogueur qui peut être exécuté à tout moment. Arrêté en octobre 2008, cet irano-canadien s’est vu confirmer sa condamnation à mort en janvier 2012, accusé d’avoir développé des sites internet pornographiques, ce que dément fermement son entourage.

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Mort du journaliste Reza Hoda Saber en prison

12 06 2011

AFP, 12 juin 2011 :

Le journaliste iranien Reza Hoda Saber, opposant au régime iranien et qui observait une grève de la faim en prison depuis le 2 juin, est mort d’une crise cardiaque à l’hôpital, a rapporté dimanche le site d’opposition Kaleme.com. « Les agents (de la prison, ndlr) ont transféré vendredi Reza Hoda Saber à l’hôpital Modaress pour des complications cardiaques dues à la grève de la faim qu’il observait à la prison d’Evine (nord de Téhéran, ndlr), mais les dommages étaient trop lourds et il ne les a pas supportés », selon Kaleme.com.

La soeur de M. Hoda Saber a confirmé sa mort à l’agence Isna et affirmé avoir « identifié le corps à l’hôpital ». Agé d’une cinquantaine d’années, M. Hoda Saber était membre du mouvement nationaliste religieux dirigé par Ezzatollah Sahabi, un groupe d’opposition interne au pouvoir islamique. Il avait entamé une grève de la faim le 2 juin, le jour des obsèques de M. Sahabi. La fille du numéro un de ce petit parti d’opposition, Haleh Sahabi, 54 ans, militante politique et féministe, était décédée d’une crise cardiaque au cours de l’enterrement, après s’être opposée aux forces de l’ordre.

Reza Hoda Saber avait été arrêté le 22 juin 2009 lors du mouvement de protestation contre la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad.





Acharnement sur la famille du militant ouvrier Mansour Ossanlou

15 03 2011

Mansour Ossanlou sur son lit d'hôpital

Freedom Messenger, 14 mars 2011 :

Selon INA, Afshin Ossanlou, frère du dirigeant syndical Mansour Ossanlou, a fait continuellement face à des mauvais traitements durant son incarcération. Afshin Ossanlou, qui a été arrêté en novembre, est actuellement détenu à la célèbre section 209 de la prison Evin de Téhéran, habituellement réservée aux prisonniers politiques au cours d’interrogatoires par le ministère des renseignements.

Selon Rahana, Afshin Ossanlou, qui n’a jamais été politiquement actif, a été arrêté au terminal sud de la gare routière de Téhéran par les forces de sécurité. Selon ces rapports, il a été battu et torturé par les forces de sécurité puis emprisonné à Evin.

Mansour Ossanlou est actuellement détenu à la prison Rajai de Karaj et fait face à de nombreux problèmes de santé qui menacent sa vie. La famille de Ossanlou est sous pression continuelle des forces de sécurité, dont les interrogatoires répétées de sa femme.





Rassemblement de familles de prisonniers devant Evin

18 02 2011

Rassemblement de familles de prisonniers politiques arrêtés lors des manifestations du 14 février devant la prison Evin, Téhéran, le 18 février 2011. Les familles veulent des nouvelles de leurs proches arrêtés et dont elles n’ont aucune nouvelle.





Message des parents de Asad (Behnam) Ebrahim-zadeh

29 12 2010

Message des parents de Asad (Behnam) Ebrahim-zadeh, militant ouvrier emprisonné, 27 décembre :

Aux gens et aux organisations ouvrières du monde entier

Nous sommes les parents de l’ouvrier emprisonné Asad (Behnam) Ebrahim-zadeh. Nous vous envoyons nos salutations et aussi nos meilleurs vœux pour la nouvelle année qui arrive. Nous sommes reconnaissant à vous tous et toutes pour votre soutien à notre fils. Cependant, malheureusement, le travail n’est pas encore achevé. Notre Asad est toujours en prison.

Asad a été arrêté le 12 juin 2010 et est emprisonné depuis bientôt sept mois. Son seul crime est de soutenir les droits des travailleurs, les droits des enfants et les droits humains. Il a été une fois libérable sous caution de 100 millions de Tomans (960,000 $) que nous avons finalement réussi à trouver avec beaucoup de difficultés. Pourtant, sa libération a été refusée sous le prétexte que cela viendrait de province (et pas de la capitale Téhéran). aussi, Asad est resté en prison.

Pour protester contre sa détention et les mauvais traitements, Asad s’est mis en grève de la faim pendant deux semaine (fin septembre), et la conséquence fut des saignements à l’estomac. Il fut ensuite transféré de la section 209 (dirigée par les services de renseignements) de la prison Evin à la section générale 350 en attente de son procès. Il a été jugé le 13 décembre. Pourtant, nous sommes maintenant informés par l’avocat de notre fils qu’il a été accusé de travailler avec l’organisation (interdite) des Moudjahdines du Peuple et d’être Moharebeh (« en guerre contre Dieu »). C’est un coup monté ; tout cela ne sont que de pures mensonges ; le seul crime de Asad est de défendre les droits des gens. Ces accusations ont pour but de le condamner à une peine sévère. C’est pour cela que nous sommes extrêmement inquiets pour lui, nous sommes inquiets pour sa vie. Asad doit être libéré, avec tous les autres travailleurs emprisonnés.

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Deux prisonniers politiques exécutés à Téhéran

28 12 2010

Freedom Messenger, 28 décembre 2010 :

Ali Saremi a été condamné à mort par la branche n°3 du Tribunal Islamique Révolutionnaire pour les accusations de propagande contre le régime, d’ennemi de Dieu et de lien avec les Moudjahdines du Peuple, accusations qu’il a toujours réfutées.

Selon son dossier, il avait été arrêté pour la première fois en décembre 1976 et avait été condamné à trois ans de prison, une peine qui a ensuite été augmentée pour cinq ans de prison.

Il avait été arrêté quatre fois pendant sa vie, deux fois après avoir rendu visite à son fils à Ashraf.

Sa dernière arrestation date d’août 2007 pour avoir participé à une célébration en mémoire des victimes de la répression des années 1980 et d’y avoir prononcé un discours.

Ali Saremi a été exécuté ce matin, 28 décembre 2010, avec un autre prisonnier politique, Ali Akbar Siadat.