Message de travailleurs iraniens aux ouvriers de PSA

14 10 2012

Travailleurs de PSA ! Camarades !

Le Comité de Solidarité Ouvrière Internationale – Iran soutient fermement votre lutte contre les licenciements massifs et votre revendication de sécurité de l’emploi. Nous, les travailleurs du monde entier, sommes la source de toute production et de toute fabrication, et nous avons le droit absolu de travailler sans crainte de perdre notre emploi selon les aléas de l’économie.

Une de vos revendications est « l’interdiction des licenciements ». Nous avons depuis des années défendu cette revendication comme étant une condition essentielle pour garantir l’emploi, et nous pensons que si nous sommes unis nous pouvons imposer cette revendication aux patrons et à tous les capitalistes.

Comme vous le savez probablement, les conditions de travail en Iran sont bien pires qu’en France et que dans de nombreux pays du monde. La République Islamique d’Iran est un des pires Etats capitalistes du globe. Nous les travailleurs devons nous battre quotidiennement y compris pour le paiement des salaires qui ne sont parfois pas payés depuis plus d’un an. Nous sommes très heureux que dans notre lutte contre les patrons et leur régime islamique, nous ayons pu compter sur le soutien international des travailleurs et en particulier celui de camarades français.

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L’engagement mondial des 99 %

28 02 2012

Déclaration du huitième congrès du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran

Les révolutions en Tunisie et en Egypte et les soulèvements révolutionnaires contre les dictateurs au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ont montré que la révolution inachevée de 2009 en Iran n’était pas un évènement isolé. Comme l’a déclaré notre dernier congrès, cette révolution marquait la fin de la sombre période pendant laquelle la Nouvelle Droite, le Nouvel Ordre Mondial et la guerre entre terroristes étaient à l’offensive. Elle venait depuis “le coeur du peuple”. En plus, les mouvements anti-capitalistes en Occident en 2011, des révoltes de ceux qui n’ont rien dans les cités britanniques aux grèves et protestations en Espagne, en Grèce, en Israël, en Italie, en France, etc., et le mouvement Occupy aux Etats-Unis et en Europe, ont montré que cette nouvelle période de révolutions et de soulèvements de masse n’était pas limitée au Moyen-Orient. C’est en effet une situation nouvelle et universelle, celle où, face au contexte de la crise économique mondiale du capitalisme et de sa voie sans issue, les rangs des 99% se lèvent partout contre le système du profit, du marché et du salariat ; contre l’Etat, la bureaucratie et la démocratie qui lui corresponde, tout comme contre les icônes et les valeurs du système telles que la religion, le nationalisme et la négation de l’identité humaine universelle. L’orage de 2011 restera dans l’histoire humaine comme le début d’une vague mondiale de révolutions du 21ème siècle pour l’émancipation de l’humanité. A un bout de cet immense mouvement se trouve la Place Tahrir du Caire et la révolution pour le pain, la liberté et la dignité humaine, et de l’autre le mouvement Occupy Wall Street à New York avec sa volonté d’Assemblées Populaires et la pratique critique de la démocratie des 1%. Cette vague révolutionnaire mondiale a d’ores et déjà renversé les vieilles perceptions dominantes des dernières décennies et changé le rapport de force politique et idéologique en faveur de la révolution, avec la venue prochaine de transformations encore plus grandes.

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Appel du PCOI pour le 15 octobre

16 10 2011

Appel du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran pour les manifestations du 15 octobre à l’échelle mondiale appelée par le mouvement « 99% » contre les conséquences de la crise du capitalisme :

Les 99% » se lèvent pour changer le monde…

Rejoignez les manifestations mondiales le 15 octobre !

Le 15 octobre, environ 1000 villes à travers le monde organiseront des manifestations et des rassemblements pour protester contre la misère, conséquence de la crise du capitalisme, pour dénoncer les politiques économiques des gouvernements et le pouvoir des marchés, des banques et du marché financier. C’est un mouvement sensationnel, historique et radical, appelé par d’innombrables organisateurs spontanés, dont « Le mouvement des 99% », « Unité Mondiale pour le Changement » et le « Jour de la Révolution Mondiale ». Cela devrait être un mouvement conséquent.

Ce mouvement suit immédiatement « Occupation de Wall Street », mouvement organisé par des jeunes gens et qui s’est étendu à d’autres villes des Etats-Unis et ailleurs dans le monde malgré le silence honteux des médias et les brutalités policières. Mais en réalité, ce mouvement est inspiré par les révolutions tunisienne et égyptienne et les mouvements de protestation de masse qui se sont levés ces dernières années en Iran et en Israël comme en Grèce, en Espagne, en France et en Italie.

D’une certaine façon, c’est l’appel de Neda Agha-Soltan qui devient mondial. Ce sont les flammes de colère de Mohammed Bouazizi (le jeune homme tunisien qui s’est immolé par le feu) qui se lèvent dans de nombreuses villes de la planète. La tradition d’occuper et de s’asseoir Place Tahrir au Caire est devenue le modèle universel pour occuper les rues et les centres du pouvoir politique et économique à travers le monde entier.

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Solidarité Ouvrière : Blog de l’Initiative Communiste-Ouvrière

6 03 2011

Pour suivre l’actualité des luttes de la classe ouvrière dans le monde, des combats des femmes pour l’égalité, des révoltes pour les droits humains, face à la répression, l’Initiative Communiste-Ouvrière a lancé un blog auquel il est possible de contribuer :

Solidarité Ouvrière





Voix de la révolution et de la liberté

1 02 2011

Tunis, 14 janvier 2011 : Amel Mathlouthi chante sa magnifique chanson « Je suis libre et ma parole est libre » au milieu d’une manifestation devant le ministère de l’intérieur peu avant le départ de Ben Ali.

Chantée à Tunis, ces paroles résonnent dans le coeur de toutes celles et de tous ceux qui se soulèvent contre l’oppression, pour la liberté et l’égalité, que ce soit au Caire, à Alger, à Téhéran, en Europe, en Asie, en Amérique ou en Afrique.

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Après la Tunisie… l’Egypte

25 01 2011

Vidéo : protestations du 25 janvier au Caire en Egypte contre la dictature de Moubarak.

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A propos de la situation révolutionnaire en Tunisie !

20 01 2011

Communiqué du Parti Communiste-Ouvrier de Gauche d’Irak, 17 janvier 2011 :

Suite à l’intensification des lutes des chômeurs, de la classe ouvrière et de tous les opprimés en Tunisie en protestations de masse et en rassemblements réunissant des enseignants, des avocats et des jeunes et après l’extension des manifestations aux villes et quartiers du pays et en particulier dans la capitale Tunis en lien avec les syndicats, le gouvernement, représenté par ses forces répressives, ont commencé à tirer à balles réelles sur les manifestants. Il a été annoncé que le nombre de morts a atteint les 60 victimes et de nombreuses personnes ont également été tuées dans les prisons. Les manifestations de masse et les affrontements ont conduit à la fuite du dictateur Zine El Abidine Ben Ali qui a été remplacé par Mohamed Ghannouchi en tant que président et l’instauration de la loi martiale. L’armée protège désormais l’aéroport et les principaux centres du gouvernement, mais les rues sont toujours pleines de gens loin qui n’ont toujours pas confiance dans ce qui se trame et qui ont formé plusieurs conseils pour gérer la situation et protéger les biens publics contre le pillage et le vandalisme de gangs de pilleurs qui profitent de l’actuelle situation.

L’actuelle protestation en Tunisie est une révolution de masse provoquée par un travailleur qui s’est immolé par le feu pour protester contre l’agression de la police contre son moyen de vivre. Ce fait a allumé les flammes des protestations de milliers de travailleurs sans-emploi dans toute la Tunisie et a évolué vers la revendication de renverser le régime, de libérer les prisonniers politiques et plus largement pour les libertés politiques. Les masses se sont levées avec courage et ont lancé une insurrection pour renverser le tyran despotique qui a fuit paniqué. Mais l’actuel régime dirigeant, qui proclame sauver le pays, n’est que dans la continuité de Zine El Abidine Ben Ali. Il est incapable de servir les intérêts et les objectifs de la révolution égalitaire des masses tunisiennes. Le peuple ne s’est pas soulevé pour former un gouvernement d’unité nationale ou basé sur la constitution, ou pour obtenir quelques solutions sédatives par lesquelles le but de la classe dirigeante est de désamorcer la révolution et d’amener des réactionnaires islamistes et nationalistes au pouvoir. Les forces islamistes et nationalistes qui, avec la propagande médiatique mondiale, font la promotion d’une soi-disant unité nationale et de la consolidation de la démocratie, veulent, en fait, avorter l’insurrection et la domestiquer en une nouvelle révolution de velours démocratique (révolution du Jasmin !) et semer des illusions parmi les masses en leur faisant croire que l’actuel gouvernement serait capable de résoudre leurs difficultés et leurs problèmes, en particulier la misère, le chômage, la discrimination, l’oppression, l’inégalité et le manque de droits et de libertés.

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Révolution en Tunisie… ce n’est qu’un début

20 01 2011

Texte publié le 18 janvier sur le site de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Ben Ali, le dictateur qui terrorisait la population tunisienne a dû fuir dans la soirée du vendredi 14 janvier, qui marque déjà une date historique, non seulement pour la Tunisie ou le Maghreb, mais pour le monde entier. Raïs pendant 23 ans, pilleur, voleur et dictateur, le voilà qui a dû passer six heures en avion pour trouver, après avoir tenté la France de son ami et souteneur Sarkozy, Malte, pour finalement atterrir et trouver un accueil dans la réactionnaire monarchie des Saoud. Rien, bien entendu, à l’heure où ces lignes sont écrites, n’est encore gagné pour la population de Tunisie, ni en ce qui concerne son aspiration à la liberté, ni en ce qui concerne les revendications ouvrières, contre le chômage et la misère, ces revendications qui, fin décembre, ont marqué le début de l’insurrection dans cette région pauvre de Sidi Bouzid. Alors que l’armée patrouille dans les rues, que les anciens flics du régime de Ben Ali continue de semer la terreur, personne ne sait ce que sera l’avenir de la Tunisie, tant l’histoire mondiale de notre classe sociale est riche en révolutions trahies et confisquées, mais pourtant la révolution en Tunisie est d’ores et déjà un événement historique dans l’histoire du mouvement ouvrier international.

Pour des raisons de proximités géographiques et linguistiques, c’est bien entendu, déjà, dans tout le monde arabe que la révolution tunisienne marque le début d’une nouvelle ère. Dans l’Algérie voisine, la colère s’est, encore très récemment, exprimé par des émeutes dans tous les quartiers pauvres du pays. Comme en Tunisie, c’est le chômage de masse, la pauvreté et la hausse des prix qui a mis le feu aux poudres. Vendredi 14 janvier, alors que Ben Ali fuyait, la queue entre les jambes, des milliers d’ouvriers protestaient en Jordanie contre la hausse des prix. Au Yémen, un millier d’étudiants sont descendus dans les rues à Saana au lendemain de la fuite de Ben Ali pour saluer la révolution en Tunisie et appeler à des révolutions similaires dans tout le monde arabe. En Égypte, marqué ces dernières années aussi par des révoltes ouvrières, en particulier dans l’industrie textile, aux Émirats Arabes Unis où, malgré la répression, les ouvriers immigrés du bâtiment avait lancé une puissante grève pour les salaires, au Maroc où les protestations des travailleurs et des étudiants sont nombreuses, et jusqu’au Soudan où l’on souffre de la hausse des prix, de la pauvreté et de la répression, il n’y a pas un seul pays arabe où les yeux ne se tournent pas vers la Tunisie. Les yeux remplis d’espoir d’un côté et de frayeur de l’autre, et ainsi dès le 15 janvier, les gouvernements de Jordanie et de Libye décidaient de la baisse des prix, craignant que l’étincelle tunisienne ne mettent là aussi le feu aux poudres. Du Maroc aux monarchies féodales du Golfe persique, il n’y a pas un pays arabe où l’on ne trouve, au cœur de la classe ouvrière et plus largement de la population, cette double aspiration à la liberté, face aux régimes policiers, militaires et/ou monarchiques, et à l’égalité face au chômage, à l’inflation et aux bas salaires.

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Révolution en Tunisie : En avant ! En avant !

19 01 2011

Communiqué du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran (PCOI), 16 janvier 2011 :

Le vendredi 14 janvier, un mois de protestations et de luttes de la classe ouvrière et du peuple de Tunisie contre le chômage, la misère et l’Etat policier corrompu a conduit à la fuite précipitée de Zine El-Abidine Ben Ali, le président de Tunisie. Ce fut la première réalisation du peuple de Tunisie dans sa lutte pour la liberté et l’égalité.

C’est le début d’une révolution dont la victoire ne peut être que l’établissement du pouvoir direct des citoyens basé sur la participation populaire dans l’administration de l’Etat, le renversement complet de l’actuel gouvernement et la destruction de la machine répressive d’Etat utilisée contre le peuple de Tunisie depuis plus d’un demi-siècle.

La rapide victoire des gens de Tunisie pour forcer Ben Ali, qui était à la tête d’une redoutable machine de terreur, à fuir, pousse à l’optimisme et a été saluée par les peuples du monde en particulier dans les pays arabes. Dans plusieurs pays, les gens ont manifesté pour soutenir le peuple de Tunisie, alors que l’ombre de la peur plane sur la tête des dictateurs. En Iran, les gens se précipitaient pour regarder ces scènes similaires à celles de leur propre lutte contre le régime islamique lors de la révolution de 2009, et envoyaient des messages de soutien et de salutations après la fuite du dictateur tunisien ; ils se sentent plus forts pour leur lutte contre le régime islamique d’Iran.

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Les femmes s’organisent au Moyen-orient

31 12 2010

A l’inverse de la logique du choc des civilisations, des femmes développent des coordinations de leurs luttes. Nos camarades de l’Organisation pour la liberté des femmes en Irak, et notamment Houzan Mahmoud, ont été particulièrement actives cet automne dans deux conférences: la première à Beyrouth (Liban) les 23 et 24 novembre dernier sur les violences faites aux femmes, avec la participation de nombreuses militantes du Moyen-Orient, la deuxième au Caire (Égypte) les 16-18 décembre avec 120 participant-e-s de 24 pays. La conférence du Caire a lancé un appel à propos d’une femme condamnée à 40 coups de fouets à Omdourman, au Soudan, pour ne pas avoir porté d’habits « décents » et des arrestations des manifestants qui soutenaient cette femme en demandant l’abrogation de telles lois.

Houzan Mahmoud au Caire

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