Attentats de Zahedan : Communiqué du PCOI

18 07 2010

Communiqué du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran daté 16 juillet 2010 à propos des attentats de Zahedan :

Hier, deux attentats suicides à l’extérieur d’une mosquée à Zahedan ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. En plus des deux kamikazes et de membres de l’armée des Pasdaran, les victimes comportent aussi de nombreux gens ordinaires. Les attentats ont engendré des craintes parmi la population et ont permis au régime de mettre en place la militarisation de la ville et de toute la région. Le groupe Jundullah en a revendiqué la responsabilité, publiant les photos de deux jeunes gens qui seraient les auteurs de l’attentat. Le groupe a déclaré que ces attentats étaient des représailles suite à l’exécution récente de Abdolmalek Rigi, le leader du groupe, ainsi qu’en soutien au « peuple sunnite ».

C’est cependant un nouvel exemple de la guerre entre terroristes islamistes, entre, d’un côté, le régime islamique d’Iran, qui ne peut pas laisser passer une seule journée sans exécution et terrorisation du peuple, et, de l’autre, le Jundullah de type Al-Qaeda. Les gens, qu’ils soient estampillés « chiites » ou « sunnites », sont les victimes de ces crimes. Ils n’ont aucun intérêt dans ce conflit brutal entre le régime islamique et d’ignobles forces de l’islamisme politique.

Le Parti Communiste-Ouvrier d’Iran condamne fermement ces crimes, le terrorisme islamiste dans son ensemble et le massacre de personnes innocentes. Le PCOI appelle les gens, quelques soient les fausses identités qu’on leur a construites, à intensifier leurs efforts, main dans la main, pour le renversement du régime qui est lui-même la source du terrorisme islamique et le système de meurtres, de répression et d’appauvrissement du peuple, pour un système politique laïque, non-ethnique et humaniste.

A bas la République Islamique d’Iran
Ni ethnique, ni religieuse, mais une société humaine
Pour une république socialiste

Parti Communiste-Ouvrier d’Iran, 16 juillet 2010





A Hassi Messaoud comme ailleurs, halte à la terreur misogyne !

20 04 2010

Nous avions déjà publié plusieurs articles sur la vague de violences et de terreur misogynes à Hassi Messaoud (Algérie), en particulier l’appel à envoyer le plus massivement possible des courriers à Madame Rashida Manjoo, Rapporteure spéciale sur les violences faites aux femmes à l’ONU. Cette nouvelle vague de violences et de terreur à l’encontre des femmes vivant seules dans cette ville ouvrière et industrielle, l’absence totale de protection de la part de la police et des autorités algériennes dans cette ville qui est réputées être une des plus sûre d’Algérie et de véritables jugements et condamnations des hommes qui ont appelé et participé au véritable pogrom misogyne du 13 juillet 2001, tout cela rappelle malheureusement trop ce que subissent bien des femmes, au Maghreb comme au Machrek, en Afrique ou au Moyen-Orient, victimes des pires traditions patriarcales, des appels à la haine des intégristes et des législations discriminatoires.

Pour plus d’informations, un blog assez complet publie de très nombreux articles en français tant sur les crimes de 2001 que de ceux de 2010 : Femmes de Hassi Messaoud

Quelques nouveaux articles :

Non au Lynchage des femmes ! Non à « l’amnistie nationale » !

Nous sommes révoltées devant la folie meurtrière des intégristes islamistes qui a fait une nouvelle fois rage dans le quartier « d’El Haicha » à Hassi-Messaoud, ville pétrolifère du Sud de l’Algérie. Nous n’avons pas oublié la nuit funèbre du 13 juillet 2001 au cours de laquelle près de cinquante femmes ont vécu le martyre dans ce même quartier. En effet, cette nuit là, plusieurs centaines d’individus déchaînés suite au prêche d’un imam s’étaient armés de matraques, de couteaux et de sabres pour s’attaquer aux travailleuses et à leurs enfants.

Jusqu’où ira la barbarie ? Près de dix ans après l’expédition punitive de 2001 le scénario de l’horreur se reproduit encore ! A nouveau le sabre, le couteau, la hache et le bâton contre des femmes sans défense. Elles sont agressées, torturées, violées, assassinées. Depuis plusieurs semaines, le terrorisme fait de nouveau rage et les femmes, toujours et encore elles sont les boucs émissaires d’agresseurs qui tentent d’imposer leur ordre à la société.

Malgré les dépôts de plainte au commissariat, la police s’est figée dans une inertie totale. Les plaintes sont classées sans suite. Aucune mesure n’est prise pour juguler le climat de violence. Dans cette zone sous haute protection, cela signifie-t-il qu’aux yeux des pouvoirs publics algériens la sécurité des bases pétrolières est plus précieuse que les vies humaines !!

Lire le reste de cette entrée »





Délire misogyne des ayatollahs

18 04 2010

Une brève publiée le 18 avril par « Le Progrès » montre bien jusqu’où peuvent aller les délires misogynes des dirigeants de la République Islamique et, au-delà, des islamistes partout dans le monde. Tout comme l’extrême-droite européenne désigne, selon les lieux et les époques, les « juifs », les « arabes », les « tsiganes » ou les « étrangers » comme responsables de tous les maux, l’extrême-droite islamiste, au Maghreb comme au Machrek, en Afrique comme au Moyen-Orient, désigne les femmes. Le chômage ? La pauvreté ? Les problèmes sociaux ? C’est la faute aux femmes ! Et même pour les catastrophes naturelles, comme les tremblements de terre, l’islamisme politique a trouvé les responsables : les femmes ! Pas assez voilées, habillées de façon « trop immodestes », « trop occidentalisées », « pas assez soumises »… Mais comme pour le raciste, « l’étranger » peut bien manger du cassoulet au petit-déjeuner et chanter la Marseillaise sous la douche, il sera toujours « trop étranger », la femme, pour les islamistes, peut bien être séparée du reste de l’humanité par le hidjab ou le niqab, elle sera, toujours, « trop femme » et surtout, jamais, « assez soumise ».

Brève publiée par « Le Progrès » :

L’augmentation des relations sexuelles illicites est la cause de l’accroissement des tremblements de terre, selon l’ayatollah Kazem Sedighi, imam de la prière du vendredi de Téhéran. « Beaucoup de femmes mal habillées » (ne respectant pas la tenue islamique, ndlr) « corrompent les jeunes, et l’augmentation des relations sexuelles illicites fait accroître le nombre des tremblements de terre », a-t-il déclaré.





En Iran, en Algérie comme ailleurs, halte à la terreur misogyne !

16 04 2010

Comme nous l’avions écrit, la lutte des femmes d’Iran pour renverser le régime islamique misogyne peut ouvrir la perspective d’en finir, partout dans le monde, avec les groupes réactionnaires de l’islamisme politique, avec l’apartheid sexiste qu’ils imposent et d’avancée vers la liberté et l’égalité totale entre femmes et hommes. Aussi, nous relayons cet appel à la solidarité avec les femmes d’Hassi Messaoud (Algérie), déjà touchées par ce qui fut un véritable pogrom misogyne en juillet 2001 et victimes aujourd’hui d’une nouvelle vague de violences et d’agressions sexistes. En Iran, en Algérie comme ailleurs, à bas les violences contre les femmes et la terreur misogyne ! Vive la solidarité et l’unité des femmes et des hommes progressistes d’Iran, d’Irak, d’Algérie, d’Arabie Saoudite, du Pakistan, d’Afghanistan, du Kurdistan et d’ailleurs pour en finir avec les islamistes qui imposent leur terreur, les lois discriminatoires et l’oppression machiste !

Appel de la marche mondiale des femmes – France,15 avril 2010 :

Suite à la connaissance que nous avons eu de nouvelles violences faites aux femmes travaillant à Hassi-Messaoud en Algérie, nous vous retransmettons ce mail à envoyer de toute urgence.

Par ailleurs, nous avons fait savoir aux associations qui ont retransmis l’information que nous aimerions faire plus, et proposé un rassemblement à l’ambassade d’Algérie, et, si possible, devant tous les consulats en France.

Une réunion des associations de femmes en Algérie étant prévu ce dimanche, nous attendons de leurs nouvelles afin, si possible, de se mobiliser le même jour qu’elles, partout où cela sera possible, avec toutes les associations qui le voudront.

Lire le reste de cette entrée »





France : L’ambassadeur d’Iran à la rencontre de l’extrême droite radicale

15 04 2010

Article publié le 14 avril 2010 par « Droite(s) Extrême(s) » sur la rencontre entre l’ambassadeur du régime islamique et les milieux néo-fascistes français. Une raison de plus d’affirmer notre identité humaine pour lutter contre les racistes et les islamistes qui veulent nous enfermer dans de prétendues identités nationales, « ethniques » ou religieuses.

Affiche de l'Antifa allemande

Seyed Mehdi Miraboutalebi, l’ambassadeur de la République islamique d’Iran à Paris ne fait pas les choses à moitié. Mardi 13 avril, “pour approfondir les relations entre les deux peuples” et “parce que les médias injectent des idées préconçues dans les opinions publiques”, il s’est prêté à un jeu de questions-réponses dans un bar à vin parisien du 5e arrondissement (qui, pour l’occasion, ne servait pas d’alcool) tenu par un ex-militant du Renouveau Français (groupe pétainiste et antisémite), ex-colistier de la liste antisioniste de Dieudonné, très proche des hooligans du PSG et des ultranationalistes serbes. Bref.

Cette “causerie” était organisée par le journal Flash, le bimensuel d’une extrême droite qui se veut “altermondialiste” et dans lequel écrivent, entre autres, Christian Bouchet, Philippe Randa, Alain Soral et Alain de Benoist. Ce dernier était d’ailleurs aux côtés de l’ambassadeur. Dans la salle, se trouvaient des têtes bien connues du milieu. Marc George, ex-secrétaire général d’Egalité et Réconciliation, Jacques Bordes, nationaliste-révolutionnaire, proche de feu François Duprat et très introduit dans certains cercles du Proche-Orient, Thomas Werlet du Parti solidaire français, groupuscule “nationaliste-socialiste“, Pierre Panet, ami de Dieudonné et auteur d’un texte intitulé “Faurisson, un humaniste”.

Lire le reste de cette entrée »





De l’Iran à l’Algérie, ras-le-bol des islamistes et désir de liberté

10 04 2010

L’instauration de la République Islamique d’Iran a permis de renforcer l’islamisme politique comme mouvement influent du Maroc à l’Indonésie, et, partout où ce mouvement est devenu une force politique, il a toujours mis en priorité dans son agenda une véritable guerre contre les femmes et leur liberté. En Algérie, les islamistes sont allés jusqu’à organiser ce qui fut un véritable pogrom contre les femmes le 13 juillet 2001 à Hassi Messaoud, et bien sûr, comme en Iran avant ou ailleurs, ils ont organisé des campagnes de terreur pour imposer le voile obligatoire. Le soulèvement en Iran entre lui aussi dans un mouvement plus vaste, qui va du Maroc à l’Indonésie, celui du ras-le-bol d’un nombre toujours plus élevé de femmes et d’hommes face aux réactionnaires islamistes et de l’aspiration à la liberté et à l’égalité entre femmes et hommes. Cet article, publié début avril par le journal algérien « L’expression« , témoigne de ce retour de balancier face aux réactionnaires islamistes qui, nous l’espérons, seront bientôt rangés à la seule place qui leur convient, les poubelles de l’histoire.

Le sexisme, comme le racisme, est une honte pour l’humanité. De l’Algérie au Pakistan, vive la révolte des femmes pour la liberté et l’égalité contre les réactionnaires islamistes, l’apartheid sexiste et les traditions chauvinistes-mâles !

« J’ai décidé d’enlever mon hidjab »

Le débat sur le voile n’a jamais été tranché. Pourtant, beaucoup de femmes ont déjà pris parti. D’autres ont même changé de camp après l’avoir longtemps porté.

Faisant preuve de courage pour certaines, de témérité et d’insolence pour d’autres, elles ont décidé d’ôter cet habit à connotation religieuse. Elles témoignent.

«Je ne pouvais plus supporter ces vêtements (…) même si mes convictions religieuses sont restées intactes: mettre le voile était devenu pour moi plus qu’une corvée». Qui aurait cru, il y a dix ans, lorsque la tragédie nationale battait son plein, entendre un jour une jeune Algérienne tenir ce genre de propos ? Nul doute, personne.

Pourtant, de nos jours, des femmes ont décidé d’enlever leur «voile» après l’avoir porté des années durant, à l’instar de Selma, l’auteure de ces propos. Etudiante, Selma a commencé à porter le hidjab dès son jeune âge. A 14 ans, elle partait au lycée avec son foulard toujours sur la tête.

Lire le reste de cette entrée »





Contre l’Islam politique : La libération des femmes n’est pas un luxe réservé aux pays riches

5 02 2010

Cet article, daté de septembre 2005 et publié dans le site d’ICAHK (Campagne Internationale Contre les Crimes d’Honneur) sur le blog de Yasmina 17 ne concerne pas spécifiquement l’Iran, mais est une bonne réponse aux conceptions d’une certaine « gauche anti-impérialiste » face aux revendications des femmes iraniennes et plus largement de toutes celles qui souffrent des bandes de l’islamisme politique.

Du Maghreb au Moyen-Orient, du Caucase au Pakistan, le monde dit « arabo-musulman[1] » doit faire face à la montée de ce qui est appelé Islam politique, intégrisme ou fondamentalisme. Nous utiliserons ici le terme d’Islam politique, terme qui définit le mieux, selon nous, ce courant hétéroclite. En effet, le point commun de tous ces groupes ou partis, qu’il s’agisse du FIS ou du GIA en Algérie, du Hamas ou du Jihad Islamique en Palestine, du Hezbollah au Liban, des Talibans en Afghanistan, etc. est qu’ils se basent sur la plus stricte lecture de l’islam comme base de leur projet politique. Nous tenterons plus loin d’analyser de façon plus détaillée ce courant, avec leurs différences, et aussi leurs points communs. Il est à noter que ce courant, avec des organisations comme l’UOIF (Union des Organisations Islamiques de France), des théoriciens comme Tarik Ramadan, tente aussi de s’implanter dans l’immigration « d’origine musulmane » d’Europe en général, et dans la classe ouvrière immigrée en particulier. Dans la période actuelle, marquée par une offensive de la bourgeoisie et une position au mieux défensive du prolétariat, il n’est en effet pas étonnant que les idées réactionnaires gagnent du terrain, et ce dans tous les pays (il n’y a qu’à voir la montée du racisme, de la xénophobie, des superstitions en tout genre dans les pays impérialistes). Ce qui, par contre, est plus étonnant, c’est que des groupes d’extrême-gauche, se revendiquant du marxisme[2] ou de l’anarchisme, ont une certaine indulgence pour les réactionnaires islamistes, pouvant aller jusqu’à les soutenir au nom de « l’anti-impérialisme » ou de « l’anti-racisme ».

L’islam politique, un courant réactionnaire anti-communiste

L’Islam politique est une nébuleuse hétéroclite de groupes et de partis politico-religieux. On y trouve autant des chiites que des sunnites, des partis légaux et légalistes et des groupes armés, des organisations anti-américaines et d’autres pro-américaines, certaines organisations, comme le Hezbollah, au service des intérêts de la Syrie, financés par l’Iran ou par l’Arabie Saoudite. Dans des pays comme l’Irak ou l’Afghanistan, on trouve des islamistes à la fois dans les gouvernements fantoches au service de l’impérialisme et dans la guérilla qui combat l’impérialisme. En Algérie, les rivalités entre le GIA et le FIS se sont transformées en conflit armé entre ces deux groupes. Bref, les divisions et sous-divisions sont nombreuses au sein de cette mouvance. Pourtant, en plus de leur base idéologique, la lecture la plus stricte possible du Coran et de la Sunna comme fondement politique, il y a d’autres similitudes entre ces groupes. Dans un texte datant de 1992, le groupe féministe palestinien Al-Fanar[3] décrivait comme suit les « assertions fondamentales du fondamentalisme » :

Lire le reste de cette entrée »





La lutte des femmes d’Iran est celle de toute l’humanité !

30 01 2010

Article publié le 30 janvier sur le site de la Campagne Internationale Contre les Crimes d’Honneur (ICAHK) :

Le Manifeste de la Libération des Femmes d’Iran indique très justement : « Avec le renversement de la République Islamique, nous tendrons une main solidaire à des millions de femmes dans les pays soumis à l’Islam, qui sont prisonnières des États et des gangs islamistes, des adorateurs de l’honneur et des traditions chauvinistes-mâles islamiques. »

Les révolutions et les contre-révolutions, où qu’elles aient lieu, ont en effet toujours une répercussion internationale. Ce fut le cas pour la révolution française de 1789, la Commune de 1871, la Révolution russe de 1917, comme ce fut le cas pour la contre-révolution islamique de 1979, avec la prise du pouvoir de Khomeini contre l’aspiration populaire à la liberté et à l’égalité. Avec l’instauration de la République Islamique s’est développé un courant réactionnaire, l’Islam politique, qui a frappé l’ensemble du monde dit « arabo-musulman », avec les mêmes slogans misogynes et les mêmes méthodes terroristes contre les femmes. En Iran, le Hezbollah criait, en 1979, « le voile ou les coups », et au fil des jours, les matraques se sont transformées en couteaux, puis les couteaux en fusils. On peut changer les dates et les lieux, ces mêmes slogans ont été hurlé par les islamistes en arabe, en kurde, en dari ou en ourdou. Ils ont d’abord fait des « pressions amicales », puis jeté des pierres, puis menacé, et exclu des écoles pour voiler les femmes dans la bande de Gaza ; organisé des campagnes de terreur pour imposer le hidjab en Algérie ; enfermé les femmes sous la burqa en Afghanistan… Ce voile était un drapeau pour rendre les femmes invisibles, et imposer un véritable apartheid sexiste. Si on trouve dans les courants islamistes des alliés des régimes en place, voire des supplétifs aux armées régulières comme le fut le Hezbollah turc au Kurdistan, et des opposants, des « anti-impérialistes » et des membres de gouvernements au service de l’occident, il y a un point fondamental, essentiel, sur lequel se rejoignent tous les courants de l’Islam politique, leur haine et leur guerre permanente contre les femmes et leur liberté.

Lire le reste de cette entrée »