La lutte au Moyen-Orient

12 04 2011

Petit résumé des luttes au Moyen-Orient publié dans « Communisme-Ouvrier n°8 », bulletin de l’Initiative Communiste-Ouvrière qui peut être téléchargé en PDF à cette adresse

Egypte : Face à la contre-révolution

Le 8 mars, à l’occasion de la Journée Internationale des Femmes, des milliers d’Egyptiennes se sont rassemblées Place Tahrir au Caire pour revendiquer l’égalité. Le lendemain, l’armée est intervenue et dix-huit femmes au moins ont été arrêtées par les militaires. Selon l’organisation Amnesty International, les manifestantes ont été frappées avant de subir des décharges électriques, forcées à se déshabiller et photographiées par les soldats. Elles ont ensuite été soumises à des tests de virginité et menacées d’être accusées de prostitution si ceux-ci se révélaient négatifs. Fin mars, au nom de la « stabilité du pays », le gouvernement a sorti un projet de loi pour interdire les manifestations et les grèves. Il apparaît de plus en plus clairement que si Moubarak est parti, le but des militaires au pouvoir est de rétablir « l’ordre », de reconstruire l’appareil d’Etat de la bourgeoisie, sa terreur et ses forces de répression pour écraser toute contestation et en particulier les luttes ouvrières. Aussi, le 1er avril, des dizaines de milliers de manifestant(e)s se sont à nouveau rassemblés Place Tahrir au Caire pour lutter face à la contre-révolution militaire.

Syrie : Intensification des luttes et de la répression

Commencées à Deraa, au sud du pays, à la mi-mars, les protestations n’ont cessées de s’intensifier en Syrie, touchant début avril la plupart des villes du pays, y compris la capitale Damas et les villes kurdes du nord. A chaque manifestation, le régime de Bachar al-Assad répond par une répression violente, avec à chaque fois des centaines d’arrestations, de blessés et même plusieurs dizaines de morts. Dans la région kurde, où la population est privée de la nationalité syrienne par le régime nationaliste arabe, la population a pour slogan « Nous ne voulons pas seulement la nationalité mais aussi la liberté » , ailleurs, comme à Deraa, où le siège du Parti Baas a été incendié le 21 mars, on crie « plutôt la mort que l’humiliation ».

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