Londres : Succès du rassemblement du 20 juin

22 06 2010

Blog de Maryam Namazie, 21 juin 2010 :


Plusieurs centaines de personnes ont répondu à l’appel de « One Law for All » (Une loi pour tous/toutes) à travers la rue Downing (Londres) pour montrer leur opposition à la Charria et aux lois basées sur la religion en Grande-Bretagne comme ailleurs et pour revendiquer des droits universels et la laïcité. « Musulmans contre les Croisés » de Al-Muhajiroum organisaient une contre-manifestation contre nous. Un d’entre eux a déclaré à RT, « Nous trouvons beaucoup de ces gens qui appellent aux droits humains et à une seule loi ». « Ils viennent et ils disent qu’ils veulent l’égalité. Mais quelle égalité avez-vous lorsqu’un homme légifère pour les autres ? ». Maryam Namazie, elle, a dit : « La lutte contre la Charria est une lutte contre l’islamisme, pas contre les musulmans, immigrés ou contre les gens qui vivent sous la Charria ici ou ailleurs. Il est très facile pour les islamistes de faire une contre-manifestation contre notre rassemblement. C’est là que se trouve le véritable champ de bataille. Quiconque veut défendre les droits universels, la laïcité et une vie digne du 21ème siècle doit se joindre à nous pour repousser tant les islamistes que les franges de l’extrême-droite comme l’English Defence League et le British National Party dont le but est de trouver des bouc-émissaires et d’accuser d’islamisme un grand nombre de nos concitoyens ».

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Au Liban aussi, ras-le-bol des réactionnaires religieux !

27 04 2010

Le soulèvement populaire contre la République Islamique entre dans un contexte plus large d’un ras-le-bol de plus en plus clair des populations du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord contre les réactionnaires qui veulent enfermer les êtres humains dans des fausses identités « religieuses », « ethniques » ou « nationale ». C’est ainsi que plusieurs milliers de personnes, « chrétiennes », « chiites », « sunnites » ou « druzes », ont manifesté dimanche 25 avril dans les rues de Beyrouth pour demander la laïcité, la séparation complète de l’Etat et de la religion, l’égalité hommes-femmes et la fin d’un système politique basée sur les « communautés religieuses ».


Reportage d’Al Jazeera :

Article publié le 25 avril par « 20 Minutes » :

Une marche pour réclamer un Etat laïque au Liban a rassemblé plusieurs milliers de personnes dimanche…
De notre correspondant à Beyrouth

«C’est mon cœur qui m’a dit d’être ici, s’enthousiasme Rajah, un graphiste de 40 ans. C’est impensable que nous soyons, nous Libanais, encore à l’âge de pierre concernant les droits humains!» Perdu dans la foule sur le front de mer de Beyrouth, il regarde avec émotion les banderoles de toutes les couleurs réclamer l’égalité homme-femme, l’instauration du mariage civil, l’abolition du confessionnalisme politique et plus généralement la laïcité pour ce pays où 18 communautés religieuses cohabitent.

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Maryam Namazie dans « The Time »

24 03 2010

Article publié le 12 mars 2010 par « The Time » sur Maryam Namazie, fondatrice du Conseil des Ex-Musulmans de Grande-Bretagne et membre du Bureau Politique du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran.


Imaginez, dit Maryam Namzie, « une enfant est enveloppée de tissu de la tête aux pieds. Tout, sauf son visage et ses mains, sont recouverts de peur qu’un homme puisse la trouver attirante. A l’école, elle apprend qu’elle vaut moins qu’un garçon. Elle n’a pas le droit de danser ou de nager ou de sentir le soleil sur sa peau ou le vent dans ses cheveux. C’est clairement inacceptable, mais c’est actuellement accepté si c’est fait au nom de la religion. »

Namazie est la fondatrice du Conseil des Ex-Musulmans de Grande-Bretagne qui est né au milieu de l’année dernière. Lundi, pour célébrer le centenaire de la Journée Internationale des Femmes, elle parlait à une conférence sur l’islam politique et les droits des femmes, et a lancé une campagne contre la Charria.

Née musulmane iranienne, Namazie, 41 ans, est sympathique et a une voix douce. Mais elle ne mâche pas ses mots. Lancer une organisation pour les gens qui ont rejeté l’Islam, ça use les nerfs. Selon la loi islamique, l’apostasie est passible de la mort. Namazie reçoit des menaces régulières, le plus souvent sur son téléphone portable : « Un message dit : « tu seras décapitée » »… je suis allée voir la police. Ils étaient d’abord très attentifs parce qu’ils pensaient que c’était lié à une tentative d’attentat à Glasgow. Mais lorsqu’ils ont réalisé que ça ne l’était pas, ils n’ont jamais cherché à me contacter à nouveau.  Est-elle inquiète de sa sécurité ? « Oui, je le suis, souvent. Je suis inquiète de savoir si je vais vivre, surtout maintenant que je suis une mère. Si je vois quelqu’un me regarder bizarrement, je me pose des questions. » Pourquoi ne pas utiliser un pseudonyme ? « Ils trouvent qui t’es de toute façon. Et le point principal est que le Conseil des Ex-Musulmans puisse se dresser et se compter ». Elle n’aime pas vraiment le terme d’ex-musulmane et préfèrerait ne pas mettre en avant une identité avec des mots religieux, mais, dit-elle, c’est comme pour le coming out des gays il y a 30 ans :  quelque chose doit devenir public pour briser les tabous. Le Conseil des Ex-Musulmans de Grande-Bretagne a cent membres avec des demandes de gens qui n’osent pas le rejoindre. « Certains ont des histoires horribles, mais ont ne peu pas les publier sur le site parce qu’ils sont terrifiés ».

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A propos de la votation suisse sur l’interdiction des minarets

19 12 2009

Communiqué du Conseil des Ex-Musulman(e)s de Grande-Bretagne publié le 16 décembre sur le blog de Mariam Namazie, membre du bureau politique du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran.

Le Conseil des Ex-Musulman(e)s de Grande-Bretagne est très préoccupé par la votation suisse sur l’interdiction des minarets.

Les propositions de l’extrême-droite d’interdire les minarets sont une mesure de division, réactionnaire et dans la ligne de l’agenda du « choc des civilisations », qui rejette les « musulman(e)s » ou ceux désignés comme tels dans les mains du mouvement islamiste politique et nie l’universalité de la revendication de vivre une vie digne du 21ème siècle.

Croire en l’Islam ou dans toute religion n’est pas un crime. Avoir des minarets dans les mosquées n’est pas non plus un crime. Ce qui sont des crimes, par contre, ce sot les groupes et individus qui utilisent la religion pour menacer des gens de mort, les intimider, violer leurs droits et les discriminer. La société doit faire face à ces crimes et poursuivre ceux qui menacent ou terrorisent, pas interdire les minarets !

L’Islam politique est un phénomène politique qui exige une réponse politique. Cette réponse doit inclure la lutte contre les discriminations, les abus et les actes criminels qui ont lieu contre des enfants dans les écoles coraniques, contre les citoyen(ne)s dans les conseils et tribunaux de la Charria, contre les apostolats et libres-penseurs, contre les homosexuels et les femmes qui sont assassinés au nom de l’honneur…

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