Islam politique et misogynie bas les pattes devant la poulation libyenne !

29 10 2011

Communiqué du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran (PCOI), 24 octobre 2011 :

Le secrétaire du Conseil National de Transition de Libye, Moustafa Adbul Jalil, lors de la célébration de la « libération de la Libye » le 23 octobre, a déclaré que la Libye considérerait la charia comme source principal de la législation. Les lois qui contredisent les enseignements de l’Islam seront annulés et les restriction sur le nombre de femmes que peuvent avoir les hommes libyens seront abolies.

Comme nous l’avons déjà déclaré, le peuple de Libye ne s’est pas révolté contre la dictature de Kadhafi pour s’enchaîner à la dictature misogyne de l’islam politique ! La déclaration récente du secrétaire du CNT révèle plus que jamais la nature réactionnaire de cette organisation, et souligne que la population de Libye doit continuer la révolution jusqu’au renversement de toutes les forces réactionnaires et établir des organes de pouvoir direct des citoyens basé sur la laïcité, la liberté et l’égalité. De plus, les gouvernements occidentaux doivent être considérés comme responsables et dénoncés par l’opinion publique pour leur soutien au CNT. Il semble qu’une fois encore il faille rappeler que l’islam politique, qu’il soit « modéré » ou « anti-occidental », est un courant misogyne, réactionnaire et liberticide.

Lire le reste de cette entrée »





La population de Libye ne s’est pas révoltée pour un gouvernement à la Karzaï

14 09 2011

Communiqué du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran, 13 septembre 2011 :

La population de Libye ne s’est pas révoltée pour un gouvernement à la Karzaï

Mustafa Abdul Jalil, ex-ministre de la justice de Kadhafi et chef du “Conseil National de Transition” en Libye, a, dans son premier discours à Trablous, rejeté à la fois “l’islam fondamentaliste” et la “laïcité”, et déclaré que le gouvernement de Libye sera “moderne et démocratique”, basé sur “un Islam et une charria modérés”. En d’autres termes, il à la promis un gouvernement du type de celui de Karzaï en Afghanistan à la population de Libye.

Ce n’est pas ce que veut la population de Libye. Le gouvernement renversé de Kadhafi était, lui aussi, une sorte de gouvernement islamique modéré. Le gouvernement promis par Abdul Jalil ne peut être “moderne et démocratique” que comme l’était le régime de Kadhafi. Pour l’ancien ministre de la justice de Kadhafi ce n’est pas un problème. Mais les masses de gens qui, pendant plus de six mois, ont mené une lutte héroïque et forcé le dictateur à fuir, ne se satisferont pas d’une nouvelle copie du même gouvernement.

Lire le reste de cette entrée »





De la Libye à l’Iran: A bas toutes les dictatures !

26 02 2011

Ce samedi 26 février nous étions environ deux cent personnes à Lyon place Bellecour pour soutenir le peuple libyen et protester contre les exécutions en Iran.

Nous avons discuter individuellement avec beaucoup de militants de la répression féroce du régime sanguinaire d’Ahmadinejad. De plus nous avons récolté une centaine de signatures pour notre camarade Said Niroumand, demandeur d’asile et actuellement menacé d’expulsion vers l’Iran. Plusieurs organisations de gauche se sont engagées à exercer une pression sur la préfecture du Rhône pour exiger la levée de son obligation à quitter le territoire français et qu’il obtiennet un titre de séjour. De nombreuses personnes ont demandé des nouvelles de Sakineh toujours menacée
d’exécution et qui a récemment tenté de mettre fin à ses jours en prison.

Nous sommes très satisfaits du soutien que nous avons obtenu à l’occasion de ce rassemblement !

Messieurs Kadhafi et Ahmadinejad prenez exemples sur vos collègues de Tunisie et d’Egypte : dégagez !





Quand les dictateurs se soutiennent

26 02 2011

Un article intéressant de MediArabe, 26 février 2011, sur les arrangements et alliances entre les dictatures au pouvoir en Libye, Syrie, et Iran pour réprimer les mouvements de contestation. On notera d’ailleurs, même s’il s’agit d’un soutien moral, que Chavez, après avoir embrassé Ahmadinejad, se déclare solidaire de Kadhafi. Décidément, le bain de sang organisé par le tueur en série Kadhafi, porte bien la marque de toute la barbarie du système capitaliste et de la bourgeoisie mondiale, depuis l’Etat et les capitalistes français qui ont vendu les armes nécessaires à ce carnage, jusqu’à l’inventeur du « socialisme du 21ème siècle » (qui, comme les « socialismes » réels du 20ème siècle est au socialisme et à la classe ouvrière ce que le Vatican est à la lutte pour le droit des homosexuels) en passant par Assad et Khamenei. Que l’étincelle révolutionnaire née en Afrique du Nord allume l’incendie qui les emportera tous !

Vendredi, le colonel Kadhafi a prononcé un discours virulent sur la Place verte, à Tripoli, devant des centaines de ses partisans. Il a promis d’ouvrir les dépôts de munitions, d’armer la population et les tribus et de transformer le pays en une braise rouge. Il promet de « nettoyer » le pays. Sa contre-offensive s’appuie sur les mercenaires africains, mais également sur le soutien de la Syrie à travers les combattants Palestiniens « prêtés » par Bachar Al-Assad.

En effet, les sites « Beirut Observer », « Middle East Transparent » et « Free-Syria » affirmaient, depuis jeudi dernier, qu’au moins 3.500 combattants des factions palestiniennes basées en Syrie ont été transportés à Tripoli (Damas abrite une dizaine d’organisations palestiniennes hostiles au processus de paix, comme notamment le FPLP-CG et le Fatah-Intifada…). Selon les mêmes sources, le président Assad avait donné ses ordres, mercredi, aux avions civils et aux bateaux syriens de converger vers la Libye afin d’évacuer les ressortissants syriens coincés dans l’enfer libyen. Mais en réalité, lors de ces rotations, les aéronefs et les navires ont ramené à Tripoli des milliers de combattants palestiniens pour prêter main forte au colonel Kadhafi après la défection de plusieurs unités de son armée. Les Palestiniens, dont une partie avait participé à la guerre contre le Tchad, en 1987, connaissent bien la Libye et l’accent des tribus, ce qui leur permet de passer inaperçus contrairement aux mercenaires africains dont plusieurs ont été capturés par les insurgés dans l’Est. Les images des mercenaires arrêtés à Benghazi, et leurs aveux, ont été diffusées par la télévision « Al Arabiya ». Ils y affirment avoir été payés par Kadhafi pour réprimer la révolution populaire.

Lire le reste de cette entrée »





Le tueur en série et ses complices français

25 02 2011

Chaque jour, le bilan de la répression sanglante du régime de Kadhafi s’alourdit. Samedi 20 février, on parlait déjà de plus de 200 morts, le 24, les chiffres faisaient état de 1.000 à 2.000 morts… il faudra certainement attendre le procès de Kadhafi et des autres dirigeants de son régime pour avoir une véritable idée de l’étendue des crimes contre l’humanité commis en Libye.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Mais les complices de Kadhafi ne sont pas qu’à la tête de l’Etat libyen… Bien des armes utilisées pour ces massacres ont été vendues par des capitalistes français avec le soutien des dirigeants de l’Etat français. Oui, les dictateurs doivent être jugés, mais aussi leurs complices occidentaux !





Les dictateurs doivent être jugés ainsi que leurs complices occidentaux

21 02 2011

Communiqué de l’Initiative Communiste-Ouvrière, 20 février 2011 :

Le jugement des Ben Ali, Moubarak, Ali Khamenei, Kadhafi, et autres dictateurs d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient est une exigence fondamentale pour la population de ces pays. Les familles, les proches, les ami(e)s de celles et ceux qui sont tombé(e)s sous les balles des forces de répression, celles et ceux qui ont été torturé(e)s, violé(e)s en prison, enfermé(e)s pour avoir oser dénoncer ces régimes, ont le droit à la justice. Avec les figures principales de ces régimes, devront aussi être jugés tous ceux qui ont été responsables des tueries, des massacres, de la répression pendant des décennies. Ce ne sont que de tels procès, publics, qui permettront à la fois de montrer que ce n’est pas qu’un dictateur mais tout son appareil d’Etat qui est brisé, et qui permettront aussi, aux victimes et à leurs proches, d’obtenir réparation, d’ouvrir les dossiers les plus noirs de ces régimes pour qu’enfin éclate la vérité.

Au fur et à mesure que se développent les révolutions au Maghreb et au Moyen-Orient, éclate aussi, au grand jour, les complicités occidentales et françaises de ces régimes assassins. On se souvient des propos de Michèle Aliot-Marie, ministre française de l’intérieur, qui, la veille du départ de Ben Ali, proposait d’aider la dictature à réprimer. On apprend qu’au Bahreïn, l’Etat français a formé et entrainé les forces de répression de cette dictature. Ainsi un rapport parlementaire de février 2010 indiquait : « La coopération privilégiée établie depuis quatre ans avec la Direction centrale des compagnies républicaines de sécurité a permis d’accompagner la professionnalisation des unités anti-émeute et d’améliorer la gestion des foules, dans un archipel où il n’est pas rare que les manifestations dégénèrent. ». Le contrôle par l’armée de la place de la Perle à Manama jeudi 17 février a fait au moins quatre morts et 231 blessés. Vendredi 18 février, le Quai d’Orsay a annoncé que l’Etat français suspendait les exportations de matériel sécuritaire (lire répressif) vers la Libye et le Bahreïn… Voilà une manière élégante d’avouer que depuis des années voire des décennies, l’Etat français et les capitalistes de l’industrie de l’armement français arment ces deux dictatures. Dimanche 20 février, on annonçait des chiffres allant jusqu’à plus de 200 victimes de la répression des manifestations à Benghazi dans l’est de la Libye. Et il faut ajouter que dans toutes ces dictatures, la répression, les crimes et les tueries durent depuis l’instauration de ces régimes, et que l’Etat français et les capitalistes français qui les ont soutenus politiquement et militairement sont complices de tous ces crimes.

Lire le reste de cette entrée »





Révolution au Maghreb et au Moyen-Orient : Qu’ils dégagent tous !

19 02 2011

Abandonnant la perspective de la révolution, du socialisme et du pouvoir ouvrier, toute une partie de la gauche et même de l’extrême-gauche, au nom du tiers-mondisme ou du nationalisme, avait aussi abandonné, pour le sud de la Méditerranée du moins, les principes de la lutte des classes, c’est-à-dire de la lutte des travailleurs et travailleuses contre le patronat, des exploité(e)s contre les exploiteurs, pour une lutte de tel ou tel peuple, derrière un parti ou un Etat bourgeois tant qu’il était considéré comme « anti-impérialiste ».

Pour cette gauche anti-impérialiste, le temps n’était plus, en tout cas au Maghreb et au Moyen-Orient, à la lutte de la classe ouvrière contre la bourgeoisie et ses différentes fractions, mais à celle d’une fraction de la bourgeoisie considérée comme « progressiste » au nom de son opposition aux Etats-Unis et à ses alliés. Il fallait donc affirmer son soutien à l’OLP, puis au Hamas et au Hezbollah, au nom de la lutte contre le colonialisme d’Israël. Pour d’autres il fallait soutenir les partis nationalistes kurdes. Et certains allaient jusqu’à soutenir des régimes anti-ouvriers et dictatoriaux comme la Libye ou l’Iran au nom de la « lutte anti-impérialiste ».

Lire le reste de cette entrée »