Après l’Egypte, un vent de contestation souffle au Moyen-Orient

14 02 2011

AFP, 14 février 2011 :

Plusieurs pays du Moyen-Orient ont été le théâtre lundi de manifestations contre les régimes en place, dans la foulée de celles ayant abouti en Egypte au départ du président Hosni Moubarak.

Les manifestations les plus importantes ont eu lieu au Yémen, notamment dans la capitale Sanaa, où des protestataires ont été légèrement blessés lors de heurts.

Sanaa, Yémen, 14 février 2011

« Après Moubarak, Ali », scandaient les milliers de manifestants, des étudiants et des avocats pour la plupart, en référence au président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

Les protestataires ont tenté de marcher sur la place Tahrir (Libération) –qui porte le même nom que celle du Caire– mais les forces de sécurité ont installé des barbelés pour les en empêcher.

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Nous sommes aux côtés du peuple d’Egypte

3 02 2011

Mission Free Iran, 3 février 2011 :

Ces 30 dernières années, la population d’Egypte a été forcée de vivre sous la dictature criminelle de Hosni Moubarak. C’est un régime qui a réduit la population a une misère abjecte tout en pillant pour son propre compte et celui de l’élite égyptienne les richesses produites par les gens ; un régime qui maintient 18.000 prisonniers politiques en détention alors qu’il exploite sa propre « liberté » politique ; un régime qui est célèbre pour développer le viol et la torture dans ses prisons et pour le meurtre des dissidents politiques comme Khaled Said dans les rues, tout ce qui renforce une profonde dégradation du statut social de la population, voilà ce qu’est le régime du dictateur Moubarak soutenu par ses alliés occidentaux au nom de la « stabilité » !

Ces dernières semaines, des millions de gens en Egypte défient la frauduleuse « loi sur l’état d’urgence » en application depuis 30 ans et se lèvent contre la répression politique, économique et sociale du régime de Moubarak. Ils disent « Trop c’est trop ! Moubarak doit partir ! ». Leurs slogans et chansons appellent à la liberté, à la fin de la corruption et de la torture. Les gens revendiquent leurs droits civiques et demandent des emplois et la justice sociale.

Et les revendications justifiées du peuple, affirmées lors de protestations pacifiques, ont fait face à la brutale violence dans les rues par les brutes payés, armés de couteaux et de gaz lacrymogènes, de pierres, de bâtons et d’armes à feu. Leurs revendications pour leurs droits les plus fondamentaux qui se sont dressées face aux pierres, aux balles et aux cocktails molotov, ont été scrupuleusement ignorées, tandis que l’armée, sans aucune honte, s’est mise de côté et observé ses frères et soeurs tombé(e)s.

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Après la Tunisie… l’Egypte

25 01 2011

Vidéo : protestations du 25 janvier au Caire en Egypte contre la dictature de Moubarak.

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Les femmes s’organisent au Moyen-orient

31 12 2010

A l’inverse de la logique du choc des civilisations, des femmes développent des coordinations de leurs luttes. Nos camarades de l’Organisation pour la liberté des femmes en Irak, et notamment Houzan Mahmoud, ont été particulièrement actives cet automne dans deux conférences: la première à Beyrouth (Liban) les 23 et 24 novembre dernier sur les violences faites aux femmes, avec la participation de nombreuses militantes du Moyen-Orient, la deuxième au Caire (Égypte) les 16-18 décembre avec 120 participant-e-s de 24 pays. La conférence du Caire a lancé un appel à propos d’une femme condamnée à 40 coups de fouets à Omdourman, au Soudan, pour ne pas avoir porté d’habits « décents » et des arrestations des manifestants qui soutenaient cette femme en demandant l’abrogation de telles lois.

Houzan Mahmoud au Caire

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Merde à l’impérialisme occidental ! Merde à l’islamisme politique !

29 12 2010

Partout dans le monde, en en particulier au Moyen-Orient où les populations crèvent de ces guerres entre ces deux pôles du terrorisme international que sont le militarisme occidental et l’islamisme politique, des voix s’élèvent pour affirmer qu’elles en ont assez d’être prises en otages par les différentes fractions réactionnaires qui ensanglantent le monde. Depuis toujours, et plus encore particulier depuis 2001 et l’invasion de l’Afghanistan suivie de l’occupation de l’Irak en 2003, nous avons toujours combattu les barbaries des différentes puissances impérialistes au Moyen-Orient sans soutenir les bandes réactionnaires islamistes ou nationalistes. Nous avons toujours mis en avant, au contraire, notre solidarité avec les organisations ouvrières, les mouvements de femmes et les luttes pour la liberté et l’égalité qui avancent au Moyen-Orient les mêmes aspirations à une vie meilleure que les luttes ouvrières d’Europe ou d’Amérique. Là, c’est depuis la Bande de Gaza, une de ces régions du monde où la population crève, derrière les murs de l’apartheid, des bombardements criminels du militarisme israélien, étouffe des exactions des bandes islamistes du Hamas, que s’élève un « Manifeste de la jeunesse de Gaza » qui commence par ces mots : « Merde au Hamas. Merde à Israël. Merde au Fatah. Merde à l’ONU et à l’Unrwa. Merde à l’Amérique ! » pour finir par cette aspiration, « Nous voulons être libres, nous voulons vivre, nous voulons la paix. »

Femmes israéliennes et palestiniennes au Check-point de Ramallah, 8 mars 2007

En Europe, y compris au sein des mouvements qui se disent progressistes, il a souvent semblé difficile de faire partager ce refus tant de l’oppression israélienne que celle des réactionnaires du Hamas et des corrompus du Fatah pour parler de liberté, de paix, de justice et d’égalité, bref de nos aspirations universelles, en Israël et en Palestine.  Cette fois, c’est de la Bande de Gaza qu’une voie s’élève pour affirmer ces refus. Et c’est bien de ces refus que peut naître un espoir pour toutes celles et tous ceux qui, en Irak, en Afghanistan, en Palestine, en Israël, en Iran et ailleurs, rêve d’un autre monde, libéré du racisme, de la guerre, du fanatisme religieux, du machisme et de l’oppression.

Manifeste de la jeunesse de Gaza

Merde au Hamas. Merde à Israël. Merde au Fatah. Merde à l’ONU et à l’Unrwa (1). Merde à l’Amérique ! Nous, les jeunes de Gaza, on en a marre d’Israël, du Hamas, de l’occupation, des violations permanentes des droits de l’homme et de l’indifférence de la communauté internationale.

Nous voulons crier, percer le mur du silence, de l’injustice et de l’apathie de même que les F16 israéliens pètent le mur du son au-dessus de nos têtes, hurler de toute la force de nos âmes pour exprimer toute la rage que cette situation pourrie nous inspire. Nous sommes comme des poux coincés entre deux ongles, nous vivons un cauchemar au sein d’un autre cauchemar. Il n’y a pas d’espace laissé à l’espoir, ni de place pour la liberté. Nous n’en pouvons plus d’être piégés dans cette confrontation politique permanente, et des nuits plus noires que la suie sous la menace des avions de chasse qui tournent au-dessus de nos maisons, et des paysans innocents qui se font tirer dessus simplement parce qu’ils vont s’occuper de leurs champs dans la zone «de sécurité», et des barbus qui se pavanent avec leurs flingues et passent à tabac ou emprisonnent les jeunes qui ont leurs idées à eux, et du mur de la honte qui nous coupe du reste de note pays et nous enferme dans une bande de terre étriquée.

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Emprisonné en Syrie pour avoir critiqué la République Islamique

18 12 2010

Dépêche AFP, 17 décembre, si la dictature policière de Syrie collabore dans la répression avec la République Islamique, la révolution en Iran, au contraire, aidera les peuples du Moyen-Orient et du monde à en finir avec les monarchies, théocraties et autres régimes militaires rétrogrades  :

L’organisation internationale Human Rights Watch (HRW) a demandé vendredi aux autorités syriennes de libérer immédiatement un militant politique ayant critiqué l’Iran.

Force de répression en Syrie

« Les autorités syriennes ne devraient pas juger Ali Abdallah pour des déclarations critiquant l’élection présidentielle organisée en Iran en 2009, mais devraient le libérer immédiatement », a indiqué HRW dans un communiqué.

« Le fait de juger Ali Abdallah constituerait une violation de son droit à commenter librement et pacifiquement des évènements politiques », a ajouté l’organisation de défense des droits de l’Homme basée à New York.

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Ahmadinejad n’a aucun droit de parler de la Palestine

12 09 2010

Bien sûr, les actuels dirigeants de l’Autorité Palestinienne ou de l’OLP n’ont que peu avoir avec la lutte des travailleuses et des travailleurs pour en finir avec toute forme d’oppression. Mais ceux qui, se réclamant de la gauche au nom d’un pseudo « anti-impérialisme », se servent de la lutte des palestinien(ne)s contre l’occupation pour justifier leur soutien au régime dictatorial, anti-ouvrier et misogyne de Téhéran, feraient bien de méditer cette déclaration :  »Celui qui ne représente pas le peuple iranien, qui a falsifié les résultats des élections, qui a oppressé son peuple et qui a confisqué l’autorité n’a aucun droit de parler de la Palestine, de son président, ou de ses représentants » (Nabil Abu Rudaineh, porte parole de Mahmoud Abbas, président de l’Autorité Palestinienne, à propos d’Ahmadinejad).





La lapidation dans le monde

10 09 2010

Dépêche AFP, 10 septembre 2010 :

La condamnation à la lapidation, notamment pour adultère comme dans le cas de l’Iranienne Sakineh Mohammadi-Ashtiani, est de moins en moins appliquée dans le monde musulman face à la réprobation de l’opinion publique.

A part l’Iran, aucun des pays où la charia est en vigueur, dont l’Arabie saoudite, n’a appliqué cette sentence au cours des dernières années. Cependant, deux groupes radicaux musulmans, les talibans en Afghanistan et les shebab en Somalie y ont eu recours.

Même en Iran où, selon la presse six personnes auraient été lapidées ces cinq dernières années, la lapidation pour adultère ou fornication est de plus en plus rare.

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Faux amis… et vrais ennemis

25 08 2010

Nous n’avons pas attendu l’appel de Bernard-Henri Levy pour nous mobiliser contre la lapidation, la peine de mort et plus largement contre la République Islamique d’Iran. Pour les camarades iranien(ne)s cela fait 31 ans que le combat est mené, dans les rues, les usines et les universités des grandes villes, dans les montagnes du Kurdistan ou en exil. Ce combat n’est pas une lutte nationaliste, mais entre dans une lutte plus générale pour l’émancipation de l’humanité. Et cette lutte pour l’émancipation de l’humanité se dirige non seulement contre le régime de la République Islamique d’Iran mais plus généralement contre l’ensemble des dirigeants de cette planète, qu’ils oppriment et exploitent sous le drapeau de la religion, la bannière étoilée ou le fanion tricolore.

Depuis les manifestations insurrectionnelles du mois de juin 2009, et même avant depuis la contre-révolution islamique qui a brisé et réprimé le formidable élan populaire et les conseils ouvriers de la révolution de 1978-1979, nous avons toujours rappelé notre opposition résolue à toute intervention militaire ou sanctions économiques contre l’Iran. Loin d’être en guerre contre l’Iran, nous sommes solidaires de sa population, de ses femmes et de sa classe ouvrière qui luttent pour en finir avec 31 ans de barbaries, d’exécutions, d’apartheid sexiste, de misère et d’oppression.

BHL est connu pour avoir soutenu toutes les aventures militaristes des Etats occidentaux, des bombardements sur la Yougoslavie et leurs « dommages colatéraux » à l’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak. Pour ne prendre que ces deux pays, il est facile de constater que l’occupation impérialiste, non seulement a ajouté à la population les souffrances de la guerre, mais n’a en rien favorisé les droits humains en général et les droits des femmes en particulier. En Irak, c’est sous l’oeil bienveillant des troupes d’occupation américaines que la Charia est entrée dans la législation, quant à l’Afghanistan, c’est bien Karzaï, chef de l’actuel République Islamique d’Afghanistan (c’est le nom officiel de ce régime), qui, il y a un an, a instauré des lois discriminatoires dignes des Talibans à l’encontre des femmes chiites, leur interdisant de sortir du domicile sans l’autorisation du mari ou du gardien et légalisant le viol conjugal. C’est ce même gouvernement Karzaï qui, aujourd’hui cherche l’alliance avec une fraction des Talibans alors même que, récemment, on apprenait qu’un couple avait été lapidé dans le nord du pays. Une intervention militaire contre l’Iran, non seulement est humainement inacceptable vu ce qu’elle signifierait pour nos soeurs et frères de classe qui vivent dans ce pays, mais serait le meilleur cadeau qui pourrait être fait au régime. Depuis toujours, nous avons proclamé que la seule solution, à la fois humaine et radicale, pour en finir avec 31 années de réaction moyen-âgeuse en Iran, c’est la révolution. Et pour accomplir cette révolution, la classe ouvrière et plus généralement la population iranienne peut certes compter sur les travailleuses et les travailleurs du monde entier, mais en aucun sur les Etats existants, quels qu’ils soient. Rappelons qu’en 1991, à la fin de la guerre du Golfe, les Etats-Unis et leurs alliés ont donné les moyens à Saddam Hussein pour réprimer l’insurrection ouvrière au Kurdistan. Les Etats peuvent se chamailler et même se faire la guerre, ce qu’ils craignent le plus au monde, c’est justement la révolte des exploité(e)s, où que ce soit.

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Iran – Afghanistan : une même barbarie

16 08 2010

Dépêche AP du 16 août : un couple d’amoureux exécutés par lapidation en Afghanistan… En luttant pour la libération de Sakineh et pour l’abolition de la lapidation en Iran, nous luttons aussi pour la fin de ces pratiques barbares dans le monde entier. Une révolution féminine en Iran, qui briserait l’apartheid sexiste dans ce pays, ouvrirait d’ailleurs d’immenses perspectives pour la liberté des femmes partout dans le monde ! A bas les talibans, à Kaboul comme à Téhéran !

Un jeune couple a été lapidé à mort dimanche dans le nord de l’Afghanistan par des militants talibans qui l’accusaient d’adultère, a-t-on appris lundi auprès de la police locale.

Les faits se sont déroulés dans le district de Dasht-e-Archi dans la province de Kunduz. La jeune femme, Sadiqa, 20 ans, était fiancée à un autre homme, a rapporté le général Abdul Raza Yaqoubi, chef de la police provinciale. Le jeune homme, Qayum, 28 ans, avait quitté sa femme pour s’enfuir avec elle, et le couple s’était réfugié dans la maison d’un ami il y a cinq jours, selon le chef du gouvernement du district, Mohammad Ayub Aqyar.

Ils ont été découverts dimanche par des militants talibans qui les ont lapidés à mort devant une foule de quelque 150 hommes. La jeune femme a d’abord été lapidée, puis son compagnon a été ensuite amené et a subi le même sort une demi-heure plus tard, selon Mohammad Ayub Aqyar. Selon lui, la lapidation avait été ordonnée par deux chefs talibans locaux.

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