Le voile, sous aucune condition !

22 08 2011

Communiqué du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran (PCOI) :

Le voile, sous aucune condition !

Les conflits et disputes entre fractions du régime islamique sur la question du voile s’intensifient. Le journal Iran, qui soutient le président Ahmadinejad, a parlé du voile noir comme “la pire forme de vêtement” et attaqué sa couleur noire. Le journal a même dénoncé le roi Nasser Al-Din Qajar (1831-1896) comme étant l’initiateur du voile noir !

Le fait est que dès les prémisses du régime islamique, le voile fut sa bannière, celle qui indiquait sa nature. Déjà quelques semaines avant le soulèvement populaire de février 1979, là où ils le pouvaient, des voyous islamistes attaquaient les femmes non-voilées. Après la prise du pouvoir par le régime islamique, ces voyous ont persisté dans leur misogynie en hurlant le slogan “ou le voile ou une boite sur la tête”, jetant de l’acide sur les femmes non-voilées, fouettant celles qui ne respectaient pas les lois islamiques, une ignoble propagande contre les femmes, les chassant de leurs emplois, etc. Mais la résistance et la lutte des femmes n’a jamais cessé. Sous le régime islamique, pour avoir refusé de porter un “voile convenable”, des millions de femmes ont été menacées, condamnées, fouettées, emprisonnées, violées et traitées de prostituées par les médias. Pourtant, elles n’ont pas baissé les bras ! Ces 32 dernières années, une guerre généralisée s’est déroulée entre les femmes et le régime islamique. Et sans exagération, on peut dire que la victoire appartient aux femmes.

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« Moi, Mitra Kahrom, j’ai été violentée par 32 ans de tyrannie islamiste parce que je suis née femme »

21 08 2011

Mission Free Iran, 21 août 2011 :

Mitra est en détention en Suède, sur le point d’être expulsée vers ses bourreaux dans la République Islamique d’Iran. Nous n’acceptons pas l’expulsion illégale de Mitra Kahrom par le gouvernement suédois. Vous pouvez signer la pétition à cette adresse (traduction en français ici) pour soutenir la volonté de Mitra de vivre libérée des persécutions politiques et sexistes. Voilà une déclaration de Mitra sur sa condition de femme en Iran et sa révolte contre la République Islamique :

Moi, Mitra Kahrom, j’ai été violentée par 32 ans de tyrannie islamiste parce que je suis née femme. Ces bâtards m’ont pris mes deux enfants et m’ont interdit de les voir parce que les hommes ont des droits et que les femmes sont des esclaves.

Ces bâtards sataniques sont les propriétaires de la moindre part de mon corps. J’ai été arrêtée et torturée psychologiquement à de nombreuses occasions à cause de ma coiffure, de mes habits, de mes ongles, parce que je ne connaissais pas les lois de la Charria islamique. Ils voulaient me forcer à être la musulmane telle qu’ils voulaient que je sois.

En protestation contre ce régime pourri et sanguinaire, j’ai participé activement aux manifestations de 2009. Aux côtés de millions d’amoureux de la liberté épuisés par la tyrannie et la violence, j’ai hurlé « A bas le brutal régime islamique ! » et « Mort au dictateur Khamenei ! ». J’ai été reconnue en Iran, ma photo était entre les mains des forces de sécurité du ministère de l’information.

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L’emprisonnement des actrices en Iran,une nouvelle façon de réprimer les femmes

8 08 2011

Article de Sepideh Yousefzadeh, The Feminist School, 4 août 2011 :

Il y a un mois, Marzieh Vafamehr, actrice et productrice de documentaires, a été arrêtée et envoyée à la célèbre prison de Ghartchak à Varamne, connue pour n’être pas une prison mais un centre de tortures sans la moindre commodité. Son époux, Nasser Tahvaï a déclaré : « Les accusations contre mon épouse ne sont pas politiques mais ‘Sharie’, suivant la religion » !

Des collègues de Marzieh, Pegah Ahangarani et Mahnaz Mohammadi, actrices toutes les deux, sont détenues au bloc 209 de la prison d’Evine. En dehors d’elles, il y a plus de 30 femmes purgeant actuellement des peines de prison à Evine pour raisons politiques. En dehors de Téhéran, à Chiraz, Maryam Bahreman est toujours détenue en dépit d’une lourde caution déposée. Toutes ces femmes sont le reflet de leur génération.

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Un basidj tue sa fille de 16 ans

6 06 2011

Freedom Messenger, 6 juin 2011 :

Une jeune fille de 16 ans a été tuée dans un village de Zarin Shahr en Iran à cause de l’intolérance de son père. Son seul « crime » fut de rentrer chez elle avec un retard de 30 minutes et son père l’a soupçonnée d’avoir eu des relations sexuelles avec le fils du voisin. Le père, Hossein Izad Panah, est un membre actif des forces paramilitaires du Basidj.

Dans la nuit du meurtre, la jeune fille innocente est rentrée avec 30 minutes de retard de la maison d’une copine avec qui elle préparait une recherche pour l’école. A son retour, elle a du faire face à la colère de son père qui l’a tuée avec l’avoir battue et causé de multiples blessures à la tête (Zanan-e Iran, 4 juin 2011).





Lapidation : Mode d’emploi

10 08 2010

Article publié le 10 août par le site JSS. Rappelons que pour Sakineh Ashtiani, sa peine de mort par lapidation n’est toujours que suspendue, et elle risque aussi d’être exécutée d’une autre façon. Une pétition peut être signée à cette adresse.

Mettons nous de suite en situation. Vous êtes une femme. Vous êtes iranienne. Vous avez trompée votre mari ou vous avez eu des relations sexuelles sans être mariée: vous êtes passible de la peine de mort par lapidation. Madame, voilà ce qui vous attend…

D’abord, vous vous faite enterrer. Le code pénal de l’Iran islamique est très clair à ce sujet. Sera à l’air libre toute partie du corps au dessus de la poitrine (poitrine comprise). Si la condamnation est fondée sur les aveux du prisonnier, dit la loi, c’est le juge qui lance la première pierre. Si la condamnation est fondée sur des témoignages, les témoins jettent les premières pierres, puis le juge. Ensuite, tous ceux qui veulent sont les bienvenus. Généralement, il s’agit des fonctionnaires du tribunal, des policiers et l’Ayatollah de la ville s’il le souhaite.

Les pierres qui vous seront lancées dessus alors que vous êtes toujours vivante, doivent être de taille moyenne. Une fois de plus, le code pénal est parfaitement écrit: des pierres de tailles moyenne doivent êtres utilisées. Si deux pierres peuvent tuer, c’est qu’elles sont trop grosses (ndlr: en deux coups). Mais si elles sont trop petites, ce ne sont plus des pierres, mais des cailloux. La taille idéal est celle d’une mandarine. Sachez tout de même que lapider une femme avec une pierre trop petite est considéré comme un crime .

Mais qu’on se rassure, le supplice doit durer moins d’une heure!

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En mémoire de Elnaz Baba-Zadeh

12 07 2010

Bougies et cérémonie le dimanche 11 juillet en mémoire de Elnaz Baba-Zadeh, violée et assassinée à Tabriz par des membres du basidj pour n’avoir pas respecté le « code islamique » de l’habillement imposé par le régime.

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Action contre la lapidation à Berlin

2 07 2010

Nics Bloghaus II, 2 juillet 2010 :

Porte de Brandenbourg, Berlin (Allemagne) : Aujourd’hui, 2 juillet, nous avons lu la lettre des deux enfants de Sakine Mohammadi Ashtiani et invité les passants à participer à la protestation du Comité contre les Exécutions en Iran.

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