Message au peuple syrien du PCOI

30 05 2012

Message du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran au peuple syrien, 29 mai 2012 :

Les crimes du régime de Bashar al-Assad et en particulier les scènes atroces du massacre de la population et des enfants à Houla touche profondément chaque être humain. Nous vous embrassons et partageons profondément votre indicible douleur. L’humanité n’oubliera jamais les atrocité du régime d’Asssad ni votre lutte héroïque.

Nous luttons nous aussi contre un des plus ignoble soutien du régime d’Assad, la République Islamique d’Iran, qui multiplie ses crimes depuis 35 ans. Le témoignage des atrocités du régime d’Assad renforce et intensifie la lutte de la population d’Iran contre la République Islamique qui est aussi un de vos plus grands ennemis.

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La République Islamique impliquée dans la répression en Syrie

9 12 2011

MediArabe, 9 décembre 2011 :

Le quotidien koweïtien « Al Seyassah » cite ce vendredi un officier de l’Armée Syrienne Libre (ASL), rencontré aux Emirats Arabes Unis, selon lequel « 120 combattants d’élite du Hezbollah, dont un parent de Hassan Nasrallah (l’un de ses beaux-frères) et un cousin du député Hussein Hajj Hassan, ont été tués dans les combats en Syrie au cours des derniers mois, ainsi qu’une quarantaine de Gardiens de la révolution iranienne. Des dizaines d’autres combattants aurait également été blessés ».

Selon les mêmes sources, « les noms des blessés et les hôpitaux militaires dans lesquels ils sont soignés ont été listés et fournis à l’ASL par les officiers du renseignent de l’armée de l’air qui ont fait défection récemment à Idlib ». Le quotidien ajoute que « plusieurs cadavres des combattants du Hezbollah ont été évacués vers l’Iran par des avions de transport militaire. Ils ont été enterrés dans la République islamique pour éviter de provoquer la colère de leurs proches au Liban et l’affaiblissement du Hezbollah ».

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Manifestation de solidarité avec le soulèvement en Syrie à Berlin

3 07 2011

Berlin, 2 juillet 2011 : Manifestation de solidarité avec le soulèvement en Syrie

Intervention au nom du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran :

Voir le message du PCOI au peuple de Syrie





Message du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran à la population de Syrie

1 07 2011

Message du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran à la population de Syrie, 23 juin 2011 :

A l’honorable et révolutionnaire population de Syrie

Vos courageuses luttes face à l’une des pires répressions et d’un des plus brutal régime de notre époque ont suscité l’admiration et la solidarité du peuple du monde. La population d’Iran suit cependant avec encore plus d’enthousiasme et d’attention les tentatives des femmes et des hommes de Syrie pour en finir avec le régime de Bashar Al-Assad et la clique dirigeante criminelle en Syrie puisque le régime de Syrie est l’allié du régime islamique d’Iran et que le renversement d’un de ces deux régimes provoquera une vague de joie et de succès, en particulier chez la population opprimée de ces deux pays.

Permettez-moi, au nom de la population d’Iran, pays qui fut en fait à l’avant-garde des révolutions héroïques dans les pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient avec le soulèvement en 2009 contre le régime islamique, exprimer ma solidarité avec vous, la population révolutionnaire de Syrie. Nous et la population d’Iran condamnons fermement les effroyables crimes du régime d’Al-Assad et de l’armée contre vous et nous nous tenons clairement à vos côtés. Nous savons très bien que le régime islamique d’Iran a mis et continue de mettre toute sa force pour maintenir le régime bestial de Al-Assad et soutenir les courants islamistes criminels comme le Hamas et le Hezbollah. Nous avons toujours condamné l’axe du crime et de la terreur dirigé par la République Islamique d’Iran, et soutenu les luttes de la population de Palestine sous la domination des gangs criminels islamistes.

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La lutte au Moyen-Orient

12 04 2011

Petit résumé des luttes au Moyen-Orient publié dans « Communisme-Ouvrier n°8 », bulletin de l’Initiative Communiste-Ouvrière qui peut être téléchargé en PDF à cette adresse

Egypte : Face à la contre-révolution

Le 8 mars, à l’occasion de la Journée Internationale des Femmes, des milliers d’Egyptiennes se sont rassemblées Place Tahrir au Caire pour revendiquer l’égalité. Le lendemain, l’armée est intervenue et dix-huit femmes au moins ont été arrêtées par les militaires. Selon l’organisation Amnesty International, les manifestantes ont été frappées avant de subir des décharges électriques, forcées à se déshabiller et photographiées par les soldats. Elles ont ensuite été soumises à des tests de virginité et menacées d’être accusées de prostitution si ceux-ci se révélaient négatifs. Fin mars, au nom de la « stabilité du pays », le gouvernement a sorti un projet de loi pour interdire les manifestations et les grèves. Il apparaît de plus en plus clairement que si Moubarak est parti, le but des militaires au pouvoir est de rétablir « l’ordre », de reconstruire l’appareil d’Etat de la bourgeoisie, sa terreur et ses forces de répression pour écraser toute contestation et en particulier les luttes ouvrières. Aussi, le 1er avril, des dizaines de milliers de manifestant(e)s se sont à nouveau rassemblés Place Tahrir au Caire pour lutter face à la contre-révolution militaire.

Syrie : Intensification des luttes et de la répression

Commencées à Deraa, au sud du pays, à la mi-mars, les protestations n’ont cessées de s’intensifier en Syrie, touchant début avril la plupart des villes du pays, y compris la capitale Damas et les villes kurdes du nord. A chaque manifestation, le régime de Bachar al-Assad répond par une répression violente, avec à chaque fois des centaines d’arrestations, de blessés et même plusieurs dizaines de morts. Dans la région kurde, où la population est privée de la nationalité syrienne par le régime nationaliste arabe, la population a pour slogan « Nous ne voulons pas seulement la nationalité mais aussi la liberté » , ailleurs, comme à Deraa, où le siège du Parti Baas a été incendié le 21 mars, on crie « plutôt la mort que l’humiliation ».

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Quand les dictateurs se soutiennent

26 02 2011

Un article intéressant de MediArabe, 26 février 2011, sur les arrangements et alliances entre les dictatures au pouvoir en Libye, Syrie, et Iran pour réprimer les mouvements de contestation. On notera d’ailleurs, même s’il s’agit d’un soutien moral, que Chavez, après avoir embrassé Ahmadinejad, se déclare solidaire de Kadhafi. Décidément, le bain de sang organisé par le tueur en série Kadhafi, porte bien la marque de toute la barbarie du système capitaliste et de la bourgeoisie mondiale, depuis l’Etat et les capitalistes français qui ont vendu les armes nécessaires à ce carnage, jusqu’à l’inventeur du « socialisme du 21ème siècle » (qui, comme les « socialismes » réels du 20ème siècle est au socialisme et à la classe ouvrière ce que le Vatican est à la lutte pour le droit des homosexuels) en passant par Assad et Khamenei. Que l’étincelle révolutionnaire née en Afrique du Nord allume l’incendie qui les emportera tous !

Vendredi, le colonel Kadhafi a prononcé un discours virulent sur la Place verte, à Tripoli, devant des centaines de ses partisans. Il a promis d’ouvrir les dépôts de munitions, d’armer la population et les tribus et de transformer le pays en une braise rouge. Il promet de « nettoyer » le pays. Sa contre-offensive s’appuie sur les mercenaires africains, mais également sur le soutien de la Syrie à travers les combattants Palestiniens « prêtés » par Bachar Al-Assad.

En effet, les sites « Beirut Observer », « Middle East Transparent » et « Free-Syria » affirmaient, depuis jeudi dernier, qu’au moins 3.500 combattants des factions palestiniennes basées en Syrie ont été transportés à Tripoli (Damas abrite une dizaine d’organisations palestiniennes hostiles au processus de paix, comme notamment le FPLP-CG et le Fatah-Intifada…). Selon les mêmes sources, le président Assad avait donné ses ordres, mercredi, aux avions civils et aux bateaux syriens de converger vers la Libye afin d’évacuer les ressortissants syriens coincés dans l’enfer libyen. Mais en réalité, lors de ces rotations, les aéronefs et les navires ont ramené à Tripoli des milliers de combattants palestiniens pour prêter main forte au colonel Kadhafi après la défection de plusieurs unités de son armée. Les Palestiniens, dont une partie avait participé à la guerre contre le Tchad, en 1987, connaissent bien la Libye et l’accent des tribus, ce qui leur permet de passer inaperçus contrairement aux mercenaires africains dont plusieurs ont été capturés par les insurgés dans l’Est. Les images des mercenaires arrêtés à Benghazi, et leurs aveux, ont été diffusées par la télévision « Al Arabiya ». Ils y affirment avoir été payés par Kadhafi pour réprimer la révolution populaire.

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Après l’Egypte, un vent de contestation souffle au Moyen-Orient

14 02 2011

AFP, 14 février 2011 :

Plusieurs pays du Moyen-Orient ont été le théâtre lundi de manifestations contre les régimes en place, dans la foulée de celles ayant abouti en Egypte au départ du président Hosni Moubarak.

Les manifestations les plus importantes ont eu lieu au Yémen, notamment dans la capitale Sanaa, où des protestataires ont été légèrement blessés lors de heurts.

Sanaa, Yémen, 14 février 2011

« Après Moubarak, Ali », scandaient les milliers de manifestants, des étudiants et des avocats pour la plupart, en référence au président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

Les protestataires ont tenté de marcher sur la place Tahrir (Libération) –qui porte le même nom que celle du Caire– mais les forces de sécurité ont installé des barbelés pour les en empêcher.

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Emprisonné en Syrie pour avoir critiqué la République Islamique

18 12 2010

Dépêche AFP, 17 décembre, si la dictature policière de Syrie collabore dans la répression avec la République Islamique, la révolution en Iran, au contraire, aidera les peuples du Moyen-Orient et du monde à en finir avec les monarchies, théocraties et autres régimes militaires rétrogrades  :

L’organisation internationale Human Rights Watch (HRW) a demandé vendredi aux autorités syriennes de libérer immédiatement un militant politique ayant critiqué l’Iran.

Force de répression en Syrie

« Les autorités syriennes ne devraient pas juger Ali Abdallah pour des déclarations critiquant l’élection présidentielle organisée en Iran en 2009, mais devraient le libérer immédiatement », a indiqué HRW dans un communiqué.

« Le fait de juger Ali Abdallah constituerait une violation de son droit à commenter librement et pacifiquement des évènements politiques », a ajouté l’organisation de défense des droits de l’Homme basée à New York.

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Quelques éléments sur l’histoire du mouvement communiste et les impasses du stalinisme au Moyen-Orient

22 06 2010

Timbre de la République Soviétique du Gilan, 1920

Dès la fin du 19ème siècle, l’industrialisation rapide au nord de l’Iran favorise l’apparition de cercles marxistes tant chez des intellectuels que dans la classe ouvrière. Dans le cadre de la révolution constitutionnelle perse (1905-1911), la première traduction en farsi du Manifeste du Parti Communiste est publiée 1909 à Rasht dans la province de Gilan. Dans cette province, un mouvement démocrate radical, le Jangal (« hommes de la forêt » ou Mouvement Constitutionnaliste du Gilan) entre dès 1914 en rébellion contre le régime du Shah. Les Jangali se renforcèrent grâce à la révolution russe de 1917. En mai 1920, une République socialiste soviétique perse (plus connue sous le nom de République Soviétique de Gilan) est proclamée. La même année, le Parti Communiste d’Iran est constitué à Bakou. En désaccord avec les communistes, Mirza Kuchak Khan, chef de file des Jangali quitte Rasht et ce sont les communistes qui prennent le pouvoir. Soutenue par l’armée rouge, cette république soviétique prend des mesures radicales et audacieuses : propagande anti-religieuse et confiscation des biens des riches seigneurs terriens. En juin 1920, le conseil de guerre révolutionnaire de l’armée rouge perse envoie un message de salutation à Trotski pour lui indiquer que « par la volonté du peuple travailleur, un pouvoir des soviets est organisé en Perse » et qu’une « armée rouge, dans la ligne de l’armée rouge russe, est mise en place pour détruire l’esclavage du peuple perse ». En 1921, suite à un accord entre la Russie et la Grande-Bretagne, l’armée rouge se retire de Gilan. Sous les coups de l’armée monarchiste iranienne et de réactionnaires religieux, la République Socialiste Soviétique Perse est démantelée en septembre 1921.

Dans d’autres pays de la région aussi, la révolution d’Octobre et la création de l’Internationale Communiste permettent la naissance de partis communistes. C’est ainsi que voient le jour le Parti Communiste de Palestine (1920), formé par l’aile gauche du Poale Sion (Les ouvriers de Sion, parti sioniste socialiste), le Parti Communiste Turc (TKP en 1920), le Parti Communiste de Syrie et du Liban (1924) ou le Parti Communiste d’Irak (1934). Dès leurs créations, ces jeunes partis communistes doivent souvent agir dans la clandestinité. En Turquie, Mustafa Suphi (1881-1921), premier secrétaire général du TKP et quatorze de ses camarades sont massacrés en janvier 1921 sur les ordres de Mustafa Kemal. Le TKP ne connaîtra qu’une courte de période de légalité entre décembre 1921 et mars 1925 où il publie le bulletin Orak-Çekiç (Marteau et faucille) qui lui permet de se développer dans la classe ouvrière. Le Parti Communiste de Syrie et du Liban est lui interdit peu après sa fondation par les autorités coloniales françaises. Pourtant, malgré la répression, le mouvement communiste au Moyen-Orient réunit dès ses origines des militants ouvriers arabes, juifs, turcs et kurdes (Khalil Bakdash, secrétaire général du PCSL en 1936, est kurde par exemple). Le Parti Communiste de Palestine, créé à l’origine par des militants juifs, recrute des militants arabes palestiniens en développant des contacts avec l’Organisation des Ouvriers Arabes Palestiniens, et, sur ordre du Komintern, des militants juifs du PCP aideront à développer le mouvement communiste en Syrie et au Liban. Les militants communistes palestiniens furent aussi soumis à la répression des troupes d’occupation britanniques, si bien que Léopold Trepper et Daniel Averbach, deux fondateur du parti, durent fuir en URSS. Si grâce au soutien de la vieille garde bolchevique, Léopold Treeper échappa aux purges staliniennes (et sera l’organisateur de l’orchestre rouge pendant la deuxième guerre mondiale), Daniel Averbach fut liquidé par les staliniens en 1938.

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