« Leurs coeurs battent encore », vidéo en anglais (simple à comprendre) contre la peine de mort et les exécutions de prisonnier(e)s politiques en Iran.
« Leurs coeurs battent encore », vidéo en anglais (simple à comprendre) contre la peine de mort et les exécutions de prisonnier(e)s politiques en Iran.
RTL Infos, 10 février 2010 :
Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a affirmé lundi que le 31ème anniversaire de la Révolution islamique constituerait « un camouflet » pour les Occidentaux. Des célébrations qui risquent de provoquer de nouvelles tensions entre opposition et forces de sécurité à Téhéran. En France, les réfugiés iraniens mènent des actions coup de poing qui peuvent paraître dérisoires, mais ils veulent donner, à l’étranger, un écho de la résistance iranienne. La nuit dernière à Paris, des activistes ont repeint en vert le portail et la plaque de l’ambassade d’Iran.

Nous avons déjà parlé de la mise sur les listes rouges d’interpol de douze militants du PCO-Hekmatiste avec des accusations comme « terrorisme » ou « bande criminelle ». Hier, 9 février, nous avons appris qu’Interpol a publié sur ces notices le nom d’un treizième opposant, Amir Hamid Homayoun, de tendance plutôt démocrate, et qui a quitté l’Iran depuis 30 ans. Il est lui aussi accusé de « terrorisme ». Si on connaissait les capacités du régime islamique a inventé les accusations les plus délirantes pour justifier sa terreur et ses exécutions, on voit qu’Interpol reprend à son compte les inventions du régime islamique !

Pétition : Ne touchez pas aux militants iraniens !
Voir aussi : Communiqué du PCOI, Communiqué du PCO-Hekmatiste, article du Nouvel Observateur,
Après huit jours de révolte et de colère, la situation restait tendue lundi 8 février à Lar (Province de Fars, au sud du pays). On compte au moins cinquante arrestations dans des raids policiers dans la seule nuit de dimanche.
Les forces de répression se sont déployées dans la ville et on rapporte que des commerces en grève ont été forcés d’ouvrir leurs portes.
Samedi et dimanche, lors des affrontements avec les forces répressives, plusieurs bus et véhicules appartenant aux agents du régime et plusieurs banques dans le secteur du vieux Lar ont été incendiés. Dans ce secteur, des documents et archives de la bureaucratie locale ont également été incendiés.
Message de Maryam Namazie, coordinatrice d’Iran Solidarity et membre du PCOI :
Cher(e)s ami(e)s,
Le 11 février ou 22 Bahman est l’anniversaire de la révolution iranienne de 1979, une révolution de gauche contre le Shah et pour la liberté et le bien-être, qui a été écrasée par le mouvement islamique.
Mais comme l’histoire est écrite par les vainqueurs, cette révolution qui a échoué est souvent appelée « islamique ». Et chaque année, pendant ce jour, le régime islamique d’Iran organise des rassemblements commémoratifs pour marquer « son » jour.
Mais pas cette fois.
Cette fois, le vent a tourné et le jeudi 11 février 2010, le peuple d’Iran et ceux qui sont solidaires et à ses côtés à travers le monde, sortiront par millions pour revendiquer l’histoire et faire avancer ce jour-là le mouvement révolutionnaire dont le but est de mettre fin à 30 ans de médiévalisme islamique et d’amener l’Iran au 21ème siècle.
Article de MediArabe du 9 février 2010 sur le soulèvement populaire à Lar :
Le site « Elaph.com » croit savoir qu’une véritable intifada populaire a éclaté avant l’heure, dans le sud de l’Iran. Selon des sources de l’opposition citées par « Elaph.com », les manifestations de l’opposition étaient attendues jeudi 11 février, à l’occasion du 31ème anniversaire de la Révolution de l’ayatollah Khomeiny. Mais une intifada a débuté de façon prématurée à Lâr, dans la province de Fârs, dans le sud (500.000 habitants). Depuis plusieurs jours, les habitants se sont révoltés contre le régime, incendiant des permanences des forces de l’ordre, des bâtiments administratifs et de agences bancaires. Les milices du régime (Bassidj) et les Gardiens de la révolution peinent à contenir la révolte. Les manifestations contre le régime débordent les forces répressives qui n’ont pas hésité à utiliser les armes, tirant à balles réelles sur des manifestants appelant à la démission des responsables du régime. La même source ajoute que durant les nuits de jeudi et vendredi derniers, les forces du régime ont attaqué les citoyens révoltés à l’arme automatique, faisant une quarantaine de blessés parmi les manifestants, admis à l’hôpital Al-Imam Al-Ridha (le seul de la ville).
Article paru le 9 février 2010 dans le JDD :
Dans un communiqué datant de mardi, Reporters sans frontières dresse un bilan alarmant de la condition des journalistes en Iran. Selon RSF, plus de 65 journalistes seraient actuellement emprisonnés dans le pays, un « triste record ». « Le nombre de journalistes et net-citoyens emprisonnés vient de dépasser la barre des 65. Chiffre jamais atteint jusque-là depuis la création de Reporters sans frontières en 1985″, déplore l’organisation, qui souligne par ailleurs que le réseau internet est très perturbé depuis le 6 février. « Certaines compagnies de téléphonie mobile ne permettent plus d’envoyer des SMS », précise le communiqué. « A la veille du 31e anniversaire de la Révolution, le 11 février prochain, les autorités iraniennes font tout pour empêcher l’organisation de manifestations hostiles au régime ».

Réouverture du site de la Campagne Internationale Contre les Crimes d’Honneur :
Après une longue absence, due à un sabotage de notre site, le site de la Campagne Internationale Contre les Crimes d’Honneur est à nouveau en ligne, avec des pages en français, mais aussi en arabe, anglais, allemand, italien, kurde, norvégien, farsi, espagnol, russe et turc.

Si certains articles ont malheureusement été perdus, vous trouverez ici nos modèles d’autocollants qui peuvent être téléchargés et imprimés ou le texte « un totalitarisme contre les femmes ; répercussion des crimes et du système de l’honneur sur les conditions de vie des femmes au Moyen-Orient« .
Tract du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran, Organisation à l’Etranger – France, pour le rassemblement du 11 février à Lyon :
Les 10 et 11 février 1979, le peuple d’Iran se débarrassait de la dictature du Shah. Par l’insurrection, le peuple détruisait les centres de l’appareil répressif de la monarchie et s’emparait des armes. Face à cette formidable aspiration à la liberté et à l’égalité, il a fallu la terreur des bandes fascistes islamistes de Khomeini, les meurtres, les viols et les exécutions de masse pour rétablir l’Etat bourgeois sous le nom de République Islamique. Depuis 30 ans, le peuple d’Iran subit le cauchemar du régime islamique.
Depuis le mois de juin 2009, l’Iran est traversé par une crise révolutionnaire. Terrifié par la révolution, le régime multiplie les crimes, les assassinats, les condamnations à mort et les exécutions. Mais tout cette barbarie ne fait que renforcer la colère et la détermination du peuple d’Iran pour détruire ce régime criminel. Dans ce contexte, ceux qui appellent le peuple à des “protestations pacifiques” lui demandent de se laisser massacrer par les flics et les milices du régime. Comme les 10 et 11 février 1979, c’est par l’insurrection que l’on brisera l’appareil répressif de la dictature.
Le 11 février, une fois encore le peuple d’Iran descend dans les rues, manifeste, affronte les forces de répression du régime. Que ce soient les familles de prisonniers politiques qui manifestent devant les portes des prisons, les ouvriers qui se mettent en grève pour le paiement des salaires, les femmes qui refusent l’apartheid sexiste et le voile obligatoire, ou la jeunesse qui hurle sa soif de liberté, toutes ces luttes et toutes ces revendications crient la même chose : il faut en finir avec la République Islamique !