Reportage de CNN daté du 2 octobre 2009 qui reprend le témoignage d’Ebrahim. Ce jeune homme ayant fuit récemment l’Iran pour la Turquie déclare avoir été violé en détention et être menacé de mort, ainsi que sa famille, par le régime. Il raconte également d’autres tortures commises par les agents du régime. A ceux qui refusent de le croire, il répond en disant qu’en témoignant sur ce qu’il a subi devant une caméra, il a “cassé un tabou dans la société iranienne” et que c’est comme avoir “commis un suicide social” (en anglais).
Ces vidéos (en farsi, sous-titrés en anglais) retrace l’histoire d’Ebrahim, un jeune iranien courageux, qui a été violé par des brutes de la République Islamique après avoir été arrêté lors d’une manifestation pacifique. Malgré le danger, il a décidé de partager son histoire avec Karroubi et de raconter ce qui s’est passé devant le Comité de Recherche des Faits. Plutôt que de regarder sa plainte, le comité l’a accusé de mensonge et un individu inconnu a menacé de tuer sa famille s’il racontait ce qui lui était arrivé. Il a décidé de se cacher pour protéger sa famille mais a envoyé une vidéo où il témoigne à Monsieur Alameh-Zadeh, connu pour ses interviews de nombreuses victimes de viols par les agents de la République Islamique d’Iran. Ebrahim montre son visage humain en demandant à Monsieur Alameh-Zadeh de faire de son témoignage ce qui lui semble juste pour aider les autres jeunes hommes et femmes d’Iran menacé(e)s du même danger.
Témoignage de Madame Homaily sur les conditions de détention, les tortures, viols et autres crimes commis par le régime islamique. Arrêtée en 1979 alors qu’elle n’avait que 16 ans, Madame Homaily a passé quatre ans dans les geôles de la République Islamique, à Sanandaj, Ispahan et Qom. Elle vit depuis 1999 à Toronto. Son témoignage est en farsi, sous titré en anglais :
Témoignages d’anciens et d’anciennes détenu(e)s politiques d’Iran dans les années 80 et en particulier sur les massacres de 1988. Le film a été réalisé par l’Association des Prisonniers Politiques Iraniens (en farsi sous titré en anglais).
Interview par la BBC d’Haniff Mazroee, journaliste à Norooz sur les enterrements anonymes au cimetière de Beheste Zahra de Téhéran (en farsi, sous-titré en anglais) :
Traduction en français de l’interview :
- Le 12 juillet, après l’élection, lorsque la mère d’une des victimes des événements post-électoraux cherchait le corps de son fils bien-aimé dans une chambre froide au sud de Téhéran, dans le quartier de Shahid Aminzadeh, elle a compté de nombreux corps.
Reportage de Moslem Mansouri et Lila Ghobady sur la prostitution en Iran (en farsi sous-titré en anglais).
En introduction du film, Moslem Mansouri écrit : “Dans l’Iran d’aujourd’hui, la prostitution apparaît sous diverses formes et a pris d’énormes proportions. De nombreuses femmes mariées, veuves, de jeunes filles et de très jeunes filles et même des étudiantes de l’université doivent vendre leurs corps pour vivre. Des réseaux liés à l’administration religieuse sont impliquées dans la vente et l’achat de filles. Le marché du sexe est pour eux attirant et ils en tirent profits. Dans le même temps, en Iran, le gouvernement religieux lapide des femmes pour des relations sexuelles extra-conjuguales. Il a rendu le voile, ou hidjab, obligatoire et ne permet même pas aux femmes de choisir comment s’habiller. Ce film, avec leurs mots à elles, met en lumière les terribles conditions des prostituées en Iran. Nous dédicaçons ce film aux travailleuses du sexe iranienne qui, malgré leur situation dangereuse et sans espoir, ont montré un grand courage en partageant leurs histoires avec nous”.
Né en 1964 en Iran, Moslem Mansouri a été arrêté et condamné à deux ans de prison en 1981 à cause de ses opinions politiques contre la tyrannie du régime islamique. De 1994 à 1998, sous prétexte de travailler pour les médias, il a secrètement réalisé avec Lila Ghobady huit films documentaires sur la vie du peuple sous la théocratie. En voici deux extraits (en farsi, sous-titrés en anglais).
Epitaph
Le premier film clandestin sur la prostitution en Iran et la vie épouvantable des prostituées. Epitaph amène à une discussion sur le désespoir qui pousse ces femmes iraniennes dans la prostitution. En tournant ce film, les réalisateurs se sont rendus compte que la prostitution avait quitté ses frontières traditionnelles et touchées des femmes mariées comme des femmes divorcées ou veuves, des enfants et des étudiantes qui y trouvaient la seule possibilité pour survivre.
Interview d’Hamid Taqvaee, dirigeant du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran, le 6 août 2009, sur la situation en Iran après l’investiture d’Ahmadinedjad pour son deuxième mandat, et de l’importance d’isoler politiquement et diplomatiquement la République Islamique, surtout dans une période où chaque jour le peuple iranien, lui, ne reconnaît pas Ahmadinedjad comme président et que le monde entier est témoin des crimes du régime (en anglais).
Intervention du 4 août d’Ali Javadi, Secrétaire Général du Parti d’unité du communisme-ouvrier, qui explique les deux principaux courants qui visent à renverser la république islamique d’Iran, d’un côté le courant de droite, capitaliste, représenté par les royalistes, les républicains et les nationalistes, et de l’autre le courant socialiste, ouvrier, et en particulier le courant communiste-ouvrier. Il explique ensuite que seul le socialisme permettra de réaliser les aspirations à la liberté, à l’égalité et au bien-être du peuple iranien (en anglais).
Intervention le 28 juillet d’Ali Javadi, Secrétaire Général du Parti d’unité du communisme-ouvrier, qui parle de la situation en Iran, des réelles aspirations de la population et de la nature du régime (en anglais).
Sakine Mohammadi Ashtiani est une femme de 43 ans, mère de deux enfants de 16 et 20 ans. Sakine est accusée d’avoir tué son mari avec son amant. Son amant a été condamné à mort pour assassinat et Sakine a été condamnée à la lapidation pour adultère.
Le mouvement de révolte populaire qui secoue l'Iran depuis les résultats de la mascarade électorale ne porte pas la question de qui doit gérer le régime des mollahs. Moussavi, ancien dirigeant de la république islamiste, responsable du massacre de milliers de prisonniers politiques dans les années 80, n'est en rien une alternative. Le mouvement de masse commencé le 12 juin ne s'en prend d'ailleurs pas qu'à Ahmadinejad mais au régime islamiste lui-même.
Ce blog a pour but de diffuser des informations sur la lutte en Iran et sur les courants révolutionnaires qui y participent.
A bas la république islamiste ! En Iran comme ailleurs, vive la révolution socialiste !
Dix revendications
Pour consolider encore le mouvement révolutionnaire du peuple, sécuriser ses acquis et faciliter son avance pour le renversement de la République Islamique d’Iran, le Parti Communiste-Ouvrier d’Iran défend ces dix revendications immédiates et minimums :
En juin 2009, des millions de personnes sont descendus dans les rues d’Iran pour la liberté et la fin du régime islamique. Alors que les élections du 12 juin était un prétexte pour les protestations (les élections en Iran ne sont ni libres ni justes), cela a ouvert un espace pour que le peuple avance avec ses propres slogans.